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Cancers familiaux : une recherche de pointe qui bénéficie au plus grand nombre

Aujourd’hui, grâce aux progrès de la recherche, à l’innovation thérapeutique et au dépistage, certains patients atteints de cancer peuvent être guéris. C’est-à-dire qu’ils retrouvent l’espérance de vie d’une personne qui n’a pas eu de cancer. Le nouveau numéro du Journal de l’Institut Curie relate plusieurs exemples de projets qui jalonnent le chemin à parcourir vers un monde sans cancer. A lire notamment les travaux sur les prédispositions familiales de cancer.

Cancers familiaux : une recherche de pointe qui bénéficie au plus grand nombre

En moyenne, 5% à 10 % des cancers seraient liés à des prédispositions familiales. Comment prendre en charge les personnes concernées par ce risque héréditaire de développer une tumeur ? Médecins et chercheurs enquêtent tant sur les arbres généalogiques des familles qu’au plus profond des cellules. Et c’est avec la participation des patients que des innovations voient le jour, car il y a encore beaucoup de progrès à accomplir.

"La prise en charge des patients, présentant un risque de cancer héréditaire [sein, ovaire ou digestif], est codifiée au niveau national et l’Institut Curie est labellisé dans ce domaine. Avant tout, il y a une consultation de génétique qui a pour objectif de faire un diagnostic de prédisposition à partir de l’histoire médicale, personnelle et familiale, du patient et en réalisant, dans certains cas, des tests génétiques", explique la Professeure Dominique Stoppa-Lyonnet, chef du service de Génétique et responsable de l’unité de Génétique clinique à l’Institut Curie à Paris. "Aujourd’hui, les tests génétiques sont fiables et de qualité. Il n’empêche que l’on souhaite toujours en savoir plus. Deux grandes préoccupations guident les chercheurs : quantifier les risques tumoraux qu’impliquent les variations identifiées dans des gènes de prédisposition, et découvrir les autres gènes de prédisposition et leurs risques associés. Ces études reposent essentiellement sur la contribution des familles", complète le Dr Catherine Noguès, responsable de l’unité de Génétique clinique à l’Hôpital René-Huguenin à l’Institut Curie à Saint-Cloud. En effet, "malgré les immenses progrès faits ces dernières années, nous ne parvenons à expliquer qu’un tiers des formes familiales de cancers du sein", fait remarquer le généticien Marc-Henri Stern du Centre de Recherche à l’Institut Curie.

>> Et aussi : toutes les actus marquantes du trimestre écoulé et les événements à venir, comme le projet de Centre d’Immunothérapie, l’application MyCurie pour les patients, la publication de découvertes sur les cancers de l’ovaire et sur les cellules souches ainsi que des actions de générosité au profit de l’Institut Curie.

>> Décryptage des conclusions de l’étude sur le risque de cancer du fait de la consommation de produits carnés qui a fait grand bruit dans les médias. Le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) classe en effet la viande rouge comme "probablement cancérogène" et les viandes transformées comme "cancérogènes".

>> Sans oublier la page rétrospective à propos de la visite des chefs d’Etat à l’Institut Curie à travers les décennies ainsi que la publication de la première biographie sur Eve Curie, la cadette de Pierre et Marie Curie.

 

En savoir plus

>> Lire le Journal de l’Institut Curie n°105

 

Texte : Nathalie Boissière

Crédit photo : Benoît Rajau / Institut Curie

Mathilde Regnault
12/02/2016