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Femmes et sciences : à l’honneur d’un séminaire franco-indien

Du 3 au 5 février, s’est déroulé à Bangalore en Inde un colloque franco-Indien dédié aux femmes scientifiques. Parmi les invités : Graça Raposo, directrice déléguée à l’enseignement et une jeune post-doctorante de l’Institut Curie.

Femmes et sciences : à l’honneur d’un séminaire franco-indien

« Femmes et sciences est un thème qui résonne tout particulièrement à l’Institut Curie qui est né de la volonté d’une femme, Marie Curie, et de l’importance d’une cause, la lutte contre le cancer, et dont le Centre de Recherche est désormais dirigé par Geneviève Almouzni. » déclare Graça Raposo, directeur de Recherche CNRS, chef de l’équipe Structure et compartimentation membranaire (Institut Curie / CNRS UMR 144) « Lorsque l’on m’a proposé de participer à ce colloque dédié à cette thématique, j’ai tout de suite accepté. »

Organisé par l’ambassade française en Inde et l’Institut des Sciences indien, ce séminaire a mis à l’honneur les projets de recherche basés sur une collaboration entre des équipes indiennes et françaises et porté par des femmes scientifiques. Il a aussi été rythmé par deux conférences de prestiges, l’une sur la physique des particules après la découverte du boson de Higgs par la Pr Rohini Godbole du Centre for High Energy Physics de Bangalore et l’autre par la Pr Catherine Jessus, directrice de l’Institut des sciences biologiques du CNRS.

Que ce soit dans le domaine de la santé, des sciences physiques, mathématiques ou de la vie, il a permis à des scientifiques reconnus ou en cours de formation de présenter leurs travaux. Post-doctorante dans l’équipe Physicobiologie aux méso échelles, Hannah Yevick a présenté ses recherches sur les interactions au sein des populations de cellules (des bactéries aux cellules épithéliales) en utilisant des concepts et techniques issus de la physique.

« Ce colloque va par ailleurs renforcer les collaborations franco-indiennes déjà existantes et l’accueil de jeunes chercheurs. » ajoute Graça Raposo. De jeunes scientifiques pourront ainsi plus facilement rejoindre une équipe partenaire et « s’inspirer » de ses méthodes de travail et ses modes de réflexion.

« Des débats nous ont par ailleurs permis de réfléchir à la place des femmes dans le monde scientifique, aux bonnes pratiques à mettre en œuvre pour promouvoir les carrières scientifiques et aux perspectives offertes dans ce domaine aux jeunes femmes. » ajoute Graça Raposo.

L’Institut Curie : une histoire marquée par les femmes

Nombreuses parmi les malades, les femmes le sont aussi parmi le personnel, ce qui est assez commun de nos jours dans le milieu médical et se répand de plus en plus dans celui de la recherche scientifique - notamment biologique. Mais cette présence féminine remonte aux origines de l’institut. Le Laboratoire Curie de l’Institut du radium a toujours accueilli du personnel féminin, à commencer par Marie Curie, qui fut la première à le diriger.

Elle a ouvert son Laboratoire aux femmes, en les recrutant sur les mêmes conditions que ses collaborateurs masculins. Sans considérer leur pays d’origine, leur religion ou leur vie familiale, gardant pour seuls critères de sélection la motivation, le sérieux ou la compétence. Elle a permis aux pionnières qui l’ont rejoint de participer, chacune à leur niveau, à l’affirmation de la place des femmes en science. Toute sa vie, elle s’est investie pour faire avancer la science et la société. D’hier à aujourd’hui, les femmes de l’Institut Curie ont cultivé et fait fructifier cet inestimable héritage.

Et cet héritage est encore présent aujourd’hui. Sur les 12 unités que compte le Centre de Recherche, la moitié sont dirigées ou co-dirigées par des femmes. Le Centre de Recherche est dirigé par Geneviève Almouzni et parmi les 3 directeurs adjoints, on compte 2 femmes. Les femmes se voient donc offrir la possibilité d’accéder à des postes de responsabilité. Un phénomène auquel la mémoire tutélaire de Marie Curie n’est peut-être pas étrangère.

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20/02/2015