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L’Institut Curie, partenaire du documentaire "Et les mistrals gagnants"

Bouleversée par la courte vie de sa fille, la journaliste Anne Dauphine Julliand voulait montrer que la vie continue malgré la maladie, avec les rires, la spontanéité, les joies et les petits tracas de l’enfance. Elle relève le défi avec "Et les mistrals gagnants", un documentaire tourné en partie à l’Institut Curie.

L’Institut Curie, partenaire du documentaire "Et les mistrals gagnants"

2015 : Anne Dauphine Julliand débarque avec son équipe de tournage à l’Institut Curie : elle suit Camille, 5 ans, "un petit bonhomme de patient dont je me suis occupé jusqu'à son départ, explique Patrick Jalabert, manipulateur au département d’Imagerie médicale. Sa maman nous a appelés en septembre pour nous prévenir de la sortie de ce documentaire poignant, touchant..."

Le synopsis est à la fois sobre et ambitieux. Ambre, Camille, Charles, Imad et Tugdual ont entre six et neuf ans. Comme tous les enfants, ils vivent dans l’instant, avec humour et surtout avec l’énergie optimiste leur âge. Ils nous prennent par la main, nous entraînent dans leur monde et nous font partager leurs jeux, leurs joies, leurs rires, leurs rêves et leur maladie. Un film à hauteur d’enfant, sur la vie, tout simplement.

Un film pour lequel la réalisatrice, Anne-Dauphine Julliand a puisé dans son expérience personnelle : il y a quelques années, elle a perdu sa petite fille, Thaïs, d’une maladie génétique orpheline. "Une épreuve que personne n’a envie de vivre, moi la première. Et pourtant, à travers son parcours et sa manière de vivre sa vie (…), j’ai un peu redécouvert mon âme d’enfant et réappris à me soucier seulement de ce qui se passe dans l’instant. Cela m’a beaucoup aidée à traverser ce deuil."

Et les mistrals gagnants : en salles le 1er février

Le résultat est à l’image de ces enfants : drôle, positif et, bien sûr, bouleversant. "Malgré la maladie, ils restent des enfants avec leur vie, leurs rires et leurs plaisirs, explique le Dr Daniel Orbach, pédiatre, praticien spécialiste dans le service de pédiatrie adolescent-jeune adulte, qui suivait Camille. C'est un film très tendre et très drôle malgré le thème. Il réussit le pari de montrer que ces jeunes patients restent des enfants même pendant les traitements. On y rit souvent."

"Neuroblastome, c’est ça ma maladie, neuroblastome", expliquait le petit garçon, décédé depuis la fin du tournage. Une maladie qui ne lui laissait aucun répit depuis tout petit. "Pendant le tournage en salle de consultation, je me souviens que Camille ne semblait pas du tout gêné par les caméras, ni par toute l’équipe qui le suivait à l’Institut", se souvient le Dr Daniel Orbach.

Et Patrick Jalabert de poursuivre : "J'ai eu la joie de m’impliquer dans ces moments de vie avec Camille et sa maman. Ces instants présents "ici et maintenant" sans notion de temps ni d'espace. (…) C’est une grande leçon d'humilité qui, personnellement, me sert de leitmotiv dans ma vie de tous les jours et que j'exprime par cette phrase : "C'est par la richesse du cœur que tu combleras la tristesse du monde.""

Aux côtés de Camille, on retrouve Ambre, atteinte d’une maladie cardiaque sévère, Tugdual, qui raconte son opération pour retirer la tumeur qui logeait contre son aorte, Imad, qui parle d’insuffisance rénale sévère, de dialyse, d’espoir de greffe et enfin, Charles, atteint d’une épidermolyse bulleuse. "Ma peau est fragile comme des ailes de papillon", explique-t-il.

A quelques jours de la Journée internationale des cancers de l’enfant, l’Institut Curie est très fier d’être partenaire de ce "feel good movie" dont vous ressortirez le sourire aux lèvres, avec l’envie furieuse de profiter de la vie, comme lorsque vous étiez petit !

Texte : Nathalie Boissière

Crédit photos :  DR / Nour films

Mathilde Regnault
31/01/2017