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Plongez au cœur du futur Centre d’immunothérapie des cancers de l’Institut Curie

1400 m2, près de 140 médecins et chercheurs, 20 places pour accueillir des patients… L’ensemble est situé sur un même étage, pour faciliter les interactions entre les équipes. Découvrez comment s’organise le premier Centre d’immunothérapie des cancers en France.

Plongez au cœur du futur Centre d’immunothérapie des cancers de l’Institut Curie

"Les résultats obtenus dans les essais en cours sont au-delà de nos espérances puisque, désormais, il est possible de traiter des malades atteints de cancers très avancés. On peut donc penser que chez des patients présentant des cancers moins avancés, les traitements seront encore plus efficaces", déclare Sebastian Amigorena, directeur de l’unité Immunologie et cancer (Inserm/Institut Curie) et du futur Centre d’Immunothérapie des cancers. Tout naturellement l’immunothérapie est l’une des priorités médico-scientifiques du projet d’établissement 2015-2020 de l’Institut Curie.

L’institut a fait le choix de loger ce nouveau centre au cœur de son hôpital parisien : 1400 m2 et un étage entier lui seront consacrés. Un espace suffisamment grand pour y installer à la fois des laboratoires de recherche fondamentale et translationnelle, mais aussi des salles de consultations et des places pour les patients. Un projet de plus de 5 millions d’euros, véritablement inédit dans cette configuration qui vise à faciliter les échanges entre les chercheurs fondamentaux, translationnels et cliniques, mais aussi avec les soignants et les patients. La recherche clinique en immunothérapie, aujourd’hui dispersée dans plusieurs structures, sera entièrement réalisée au sein du Centre d’Immunothérapie des Cancers, assurant ainsi un plus grand confort pour les patients mais aussi pour les soignants.

Au total, près de 140 personnes intégreront le Centre. Le chercheur énumère les projets, déjà nombreux, qu’il développera. "Nous voudrions comprendre pourquoi les résultats en immunothérapie pour le cancer du sein sont encore modestes, mais aussi mettre en place des essais précoces et étudier des combinaisons de traitements qui pourraient augmenter l’efficacité thérapeutique. Sans oublier un objectif majeur : découvrir de nouveaux biomarqueurs prédictifs", première étape pour proposer ensuite un traitement. Sebastian Amigorena sera accompagné du Dr Emanuela Romano, directrice médicale du centre. Elle précise : "Tous les cancers peuvent potentiellement bénéficier de l'immunothérapie. Dans un premier temps, nous nous focaliserons sur les cancers gynécologiques (sein et ovaire), poumon, ORL et cancers rares tels que les sarcomes, le mélanome de l’œil et les cancers des enfants."

Mathilde Regnault
10/05/2016