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Le prix Guy Lazorthes 2016 à Marie Dutreix

Marie Dutreix qui mène l’équipe Inhibiteurs de la réparation de l’ADN (Université Paris Saclay/INSERM/Institut Curie) a reçu le 22 novembre le prix Guy Lazorthes de l’Académie des sciences 2016.  

Le prix Guy Lazorthes 2016 à Marie Dutreix

Chaque année, les pères de la prestigieuse Académie récompensent des candidats issus de l’ensemble des domaines de la science pour leur excellence. Le prix triennal Guy Lazorthes, du nom du neurochirurgien et professeur émérite disparu en 2014, récompense les travaux innovants de chercheurs en science du vivant. Pour sa première édition, Marie Dutreix a été choisie pour son travail sur les molécules Dbait qui augmentent l’efficacité de la radiothérapie et des chimiothérapies. Ce traitement qui favorise l’autodestruction des cellules tumorales épargne les tissus sains. Testées sur sur des lignées tumorales et sur des modèles animaux, les Dbait sont aujourd’hui en phase d’essai clinique sur des patients. Les premiers résultats sont très encourageants. Les molécules sont bien tolérées et elles augmentent l’efficacité de la radiothérapie pour les patients atteints de métastases cutanées de mélanome de la peau. Aujourd’hui, les recherches continuent sur d’autres localisations tumorales et sur l’association des Dbait avec la chimiothérapie. Un nouvel essai clinique utilisant leur injection par intraveineuse pour atteindre les tumeurs (métastases) internes est programmé pour l’année prochaine. Parallèlement, la recherche de nouveaux radiosensibilisants se poursuit.

Ces recherches s’inscrivent dans le projet du site d’Orsay de l’Institut Curie, emblématique de la biologie des radiations et de la radiothérapie. Chercheurs et soignants se consacrent à approfondir les connaissances sur la biologie des radiations, s’impliquent dans l’innovation en radiothérapie et renforcent les liens entre le Centre de Recherche et le Centre de protonthérapie. Leurs recherches portent notamment sur la réduction des effets secondaires de la radiothérapie en modifiant le protocole d’irradiation pour délivrer la dose d’irradiation en un temps extrêmement court. Ces irradiations, dites "flashs", sont maintenant au cœur des recherches, notamment en protonthérapie.  

Les études se poursuivent pour étendre l’utilisation des Dbait à d’autres cancers, mais aussi pour découvrir d’autres molécules pouvant augmenter l’effet de la radiothérapie. Parallèlement un programme entièrement financé par la générosité du public est en cours pour rendre accessibles aux enfants atteints de cancer des approches telles que les DBAIT et les radiations FLASH.

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Texte : David Steinboim
Crédit photo: Juliette Agnel – Académie des science

Mathilde Regnault
05/12/2016