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Dr Marc Estève, directeur médical délégué, chef du département d’Anesthésie-réanimation-douleur

« 25 à 30% des femmes traitées pour un cancer du sein présentent des douleurs qualifiées de douleurs neuropathiques. » explique le Dr Marc Estève « Il s'agit de douleurs engendrées par un déséquilibre entre sensibilité de la douleur et sensibilité tactile. »

Dr Marc Esteve

La sensibilité tactile est lésée par les traitements chirurgicaux, la radiothérapie ou la chimiothérapie. Or physiologiquement, c'est la sensibilité tactile qui freine la sensation douloureuse. La sensation tactile  étant diminuée par tous ces traitements, le frein physiologique est diminué voire supprimé.

Une douleur apparaît alors. « Il ne s'agit non pas d'une douleur "classique" liée à la stimulation du nerf de la douleur, mais d'une douleur neuropathique liée à une perte du système de régulation de la douleur. » précise le Dr Marc Estève.
Un nombre important de patientes sont vues en consultation de la douleur pour ce motif.

Il ajoute « nous leur conseillons de pratiquer l’auto-massage. Ce qui n’est pas évident pour certaines femmes qui n'osent plus toucher ces régions, or plus elles toucheront ces régions douloureuses moins elles auront mal et moins elles les toucheront plus elles auront mal. Parfois nous pouvons leur préconiser une aide thérapeutique (molécules antiépileptiques) ou les orienter vers des techniques telles que l’hypnothérapie, la sophrologie.... »

Entretien avec le Dr Marc Estève, directeur médical délégué, chef du département d’Anesthésie-réanimation-douleur