Un ancien membre du conseil scientifique Prix Nobel de médecine
Le Prix Nobel de médecine 2012 vient d’être attribué au biologiste britannique Sir John B. Gurdon et au médecin et chercheur japonais Shinya Yamanaka "pour leur découverte sur les cellules adultes et leur capacité à être reprogrammée pour devenir pluripotentes".
"Je tiens tout d’abord à féliciter Sir John B. Gurdon pour cette distinction, s’enthousiasme le Pr Daniel Louvard, directeur du Centre de recherche de l’Institut Curie. Par ailleurs, c’est un grand honneur qu’un ancien membre du conseil scientifique de l’Institut Curie soit ainsi reconnu par la plus haute distinction du monde scientifique." Créé en 1999, le conseil scientifique joue un rôle primordial dans les orientations stratégiques, scientifiques et médicales de l’Institut Curie. Actuellement au Gurdon Institute, à Cambridge (Grande-Bretagne), Sir John B. Gurdon en a été membre de 1999 à 2009. "Cette nouvelle preuve de la qualité et de la stature des membres de notre conseil scientifique au niveau international nous assure une pertinence quant aux orientations et aux choix stratégiques qu’il apporte à l’Institut."
Le biologiste britannique John B. Gurdon a été récompensé avec le médecin-chercheur japonais Shinya Yamanaka pour leurs recherches conjointes sur la reprogrammation nucléaire, technique qui permet de transformer des cellules adultes en cellules souches capables de créer tous types de tissus du corps humain. En 1962, John Gurdon avait découvert que le code ADN dans une cellule de grenouille adulte contenait toutes les informations nécessaires pour transformer la cellule en toutes sortes de cellules. En 2006, Shinya Yamanaka montrait que des cellules adultes de souris pouvaient être reprogrammées et redevenir immatures. "Leur découverte a montré le potentiel des cellules souches adultes et ouvert la voie à leur utilisation dans le domaine de la thérapie cellulaire", ajoute le Pr Daniel Louvard. Les cellules souches adultes représentent une alternative d'avenir. Car même si ces cellules ont un moindre potentiel de renouvellement et de différenciation que les cellules souches embryonnaires, leur utilisation thérapeutique induit un plus faible risque de cancer et ne pose a priori aucun problème éthique.
Pour en savoir plus sur le potentiel de ces cellules
>> Communiqué de presse sur Les cellules souches adultes, espoirs de la thérapie cellulaire
>> Le prochain Mardi de Curie aura lieu le 18 décembre et sera l’occasion de débattre sur la thérapie cellulaire, ses espoirs et les questions éthiques qu’elle pose. Il se déroulera en présence du Pr Nicole Le Douarin, ancienne secrétaire perpétuelle de l’Académie des sciences, du Pr Claude Huriet, président de l’Institut Curie et père des lois de bioéthiques, et du Pr Daniel Louvard, directeur du Centre de recherche de l’Institut Curie.
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