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3 questions à Graça Raposo, directrice déléguée à l'Enseignement

En décembre 2013, Graça Raposo a succédé à Geneviève Almouzni à la direction de la cellule Enseignement de l'Institut Curie. 

3 questions à Graça Raposo, directrice déléguée à l'Enseignement

Spécialiste des compartiments cellulaires, Graça Raposo a rejoint l'Institut Curie en 1995 et occupe depuis 2011 la fonction de directrice adjointe de l'unité Compartimentation et dynamique cellulaires (Institut Curie / CNRS UMR 144) dont elle est l'une des 13 chefs d'équipe. En 2012, elle a reçu la médaille d’argent du CNRS et le prix Descartes Huygens décerné par les Académies des Sciences néerlandaise et française.  

 

Quelles sont vos ambitions pour l'enseignement à l'Institut Curie ?

Depuis 2009, de nombreuses formations et programmes ont été mis en place et j'en récolte aujourd'hui les fruits. Nos cours internationaux sont très courus. Quant à nos cours génériques, ils permettent à nos chercheurs, doctorants, étudiants de master, internes en médecine et techniciens de se former aux technologies de pointe de nos plateformes, d’acquérir des notions et bases essentielles : anglais scientifique et français langue étrangère, rédaction d’articles, intégrité et communication scientifique... Nous accompagnons également les étudiants et jeunes chercheurs dans leur plan de formation et leur développement de carrière. L'un de mes principaux défis sera de renforcer les enseignements et les formations reliant encore davantage recherche et hôpital. Un autre sera de promouvoir et d'étendre notre programme doctoral international.

 

Pourquoi est-il important d'accroître la dimension internationale de l'enseignement à l'Institut Curie ?

Chaque année, près de 1000 étudiants, jeunes chercheurs et internes hospitaliers, représentant une soixantaine de nationalités, réalisent une partie de leur cursus dans nos locaux. Cette diversité est très stimulante, enrichissante et souvent à l'origine de nouveaux questionnements et pistes de recherche. Elle repose sur des liens établis avec des universités en Italie ou aux États-Unis, par exemple au travers de programmes de master qui nous amènent des stagiaires, sur notre appartenance à des réseaux européens soutenant la recherche d'excellence, sur des cours internationaux organisés en Argentine ou au Chili, sur des programmes bilatéraux avec l'Inde... Je souhaite élargir encore plus notre rayonnement à l’étranger.

 

Certaines de vos recherches sont menées en partenariat avec des industriels. Est-ce un aspect à enseigner ?

Il est important de mettre en avant la valorisation de la recherche auprès de nos doctorants et post-doctorants, qui sont de plus en plus sensibilisés à la propriété intellectuelle et aux ouvertures possibles vers l’industrie. Je pense d'ailleurs les impliquer, par exemple au travers de l'Association des doctorants et jeunes docteurs de l'Institut Curie (ADIC), dans la conception de nouvelles formations sur ce sujet. Les idées sont à puiser auprès de toutes les forces vives de l'institut. 

 

En savoir plus  

Propos recueillis par Gaëlle Lahoreau, rédactrice scientifique
Crédit photo : Cyril Fresillon / CNRS
Mathilde Regnault
28/02/2014