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Cancer de l'ovaire : les avancées de la recherche

En identifiant des sous-types de tumeurs et en expliquant de mieux en mieux les mécanismes qui engendrent la tumeur, les chercheurs espèrent pouvoir mettre au moins des thérapies de plus en plus ciblées et efficaces.

Parmi les cancers de l’ovaire, certains sont plus agressifs que d’autres, se développent plus ou moins vite ou sont plus ou moins susceptibles de se disséminer à d’autres organes. On ne parvient pas toujours à les différencier sur le plan histologique, c’est-à-dire en observant les tissus malades. Mais il y a quelques années, les chercheurs de l’Institut Curie ont mis en évidence plusieurs sous-types moléculaires de cancers de l’ovaire liés aux mutations des gènes BRCA. Ainsi, certaines patientes qui ont la malchance de présenter un risque accru de cancer de l’ovaire auraient au moins l’avantage de présenter une maladie plus sensible aux traitements.

L’équipe Stress et cancer de l’Institut Curie, dirigée par Fatima Mechta-Grigoriou, a également découvert des particularités du transcriptome des cancers de l’ovaire, c’est-à-dire de la manière dont l’ADN est lu et interprété, sous forme d’ARN, étape intermédiaire avant son expression finale sous forme de protéines. Deux signatures moléculaires ont ainsi été révélées. La signature "fibrose" favorise la dissémination des cellules tumorales et donc l’extension de la maladie à d’autres organes. L’autre signature, dite "stress oxydant" (liée à la production de dérivés de l’oxygène lors de la respiration des cellules), accélère quant à elle la croissance locale de la tumeur.

Pour l’instant, aucune de ces anomalies ne peut bénéficier de traitements ciblés, mais c’est l’un des objectifs des travaux en cours, tandis que les chercheurs tentent aussi d’identifier d’autres signatures moléculaires de ces cancers. Ces biomarqueurs ou d’autres pourraient aussi à l’avenir être utilisés pour diagnostiquer plus précisément ces cancers et suivre leur évolution.

L’Institut Curie poursuit également des recherches en immunothérapie dans l’espoir de développer un vaccin thérapeutique contre ce cancer. 

Crédit photo : Benoît Rajau/Institut Curie

La Rédaction
09/10/2015