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Cancer de l'ovaire : symptômes et diagnostic

Il n’existe pas de moyen simple d’éviter ou de limiter le risque de cancer de l’ovaire. Mais un suivi adapté peut permettre un diagnostic précoce, ce qui garantit de meilleures chances de guérison.

Il n’existe pas de moyen simple d’éviter ou de limiter le risque de cancer de l’ovaire. Seulement, quand une femme présente un risque élevé de développer ce cancer (à cause d’une mutation d’un gène BRCA ou si plusieurs parentes ont été atteintes de ce cancer), à partir de 35 ans et si son projet parental est accompli, on peut lui proposer une annexectomie, c’est-à-dire une ablation des ovaires et des trompes. Il s’agit d’une intervention chirurgicale simple, pratiquée par cœlioscopie ; la patiente peut sortir le jour-même de l’opération. Une telle intervention est toujours accompagnée d’une aide psychologique, avant et après l’intervention. Ce retrait des ovaires provoque la ménopause de la patiente. Un traitement hormonal substitutif peut alors lui être proposé.

Symptômes et diagnostic

Le cancer de l’ovaire provoque peu de symptômes et ses signes sont peu spécifiques. Il se manifeste par des troubles digestifs ou gynécologiques très variables : douleurs abdominales, sensation de gonflement, augmentation du volume de l’abdomen, constipation, envie fréquente d’uriner, saignement vaginal en dehors des règles…

Il est donc souvent diagnostiqué tardivement. Dans les trois-quarts de cas, il a déjà atteint d’autres organes. Son traitement est alors plus difficile et 3150 patientes décèdent chaque année de ce cancer. C’est pourquoi il vaut mieux consulter au moindre signe anormal qui durerait depuis plus d’un mois. 
Surveillance particulière pour les femmes à risque

Pour les femmes identifiées comme "à risque", par exemple lorsqu'elles sont porteuses des gènes BRCA1 ou BRCA2, un suivi particulier peut être mis en place. Coordonnée par un médecin clinicien en lien avec la consultation d’oncogénétique, la prise en charge des femmes à risque est pluridisciplinaire, réunissant gynécologues, radiologues, psychologues, chirurgiens et si nécessaire oncologues. "En France, les tests génétiques et la chirurgie préventive (ablation des seins et/ou des ovaires) sont pris en charge : il n’y a pas cette barrière fi nancière que l’on trouve aux Etats-Unis et qu’a récemment dénoncée Angelina Jolie", explique le Pr Dominique Stoppa-Lyonnet, chef du service de génétique oncologique de l'Institut Curie.

L’Institut Curie et Gustave Roussy ont élaboré un référentiel de prise en charge et de surveillance des femmes porteuses d’une altération des gènes BRCA1 et BRCA2. Il aborde :

- la surveillance mammaire et ovarienne,
- la chirurgie prophylactique mammaire et ovarienne,
- la prise en charge psycho-oncologique,
- diverses questions spécifiques : contraception, procréation médicalement assistée, traitement hormonal de la ménopause, circonstances particulières de surveillance (grossesse, post-partum…)

 

Crédit photo : Phovoir

La Rédaction
09/10/2015