Partager Partager sur facebook Partager sur twitter Partager sur google+
-A +A

imprimer la page

Cancer de la prostate : la chirurgie, traitement de référence

La prostatectomie est le traitement de référence du cancer de la prostate pas ou peu étendu. Il permet de retirer la prostate malade et les ganglions éventuellement touchés. 

La chirurgie consiste à retirer la prostate atteinte par la tumeur ainsi que les vésicules séminales. Ces petites glandes reliées à la prostate fabriquent un liquide servant à nourrir les spermatozoïdes et peuvent être également atteintes. L’intervention s’appelle prostatectomie totale.

La prostatectomie est préférentiellement pratiquée chez des patients de moins de 70 ans. Elle est essentiellement réservée aux cancers localisés à risque faible ou intermédiaire et, plus rarement, pour des tumeurs plus avancées.

Comment se passe l’intervention ?

Une prostatectomie totale est réalisée sous anesthésie générale. Deux options sont possibles.

- La voie ouverte classique (en incisant au niveau du bas-ventre),

- La coelioscopie (avec plusieurs toutes petites incisions permettant d’introduire des instruments chirurgicaux), éventuellement robot-assistée.

Le chirurgien peut commencer par réaliser un curage ganglionnaire. En effet, des cellules cancéreuses peuvent se détacher de la prostate et s’accumuler dans les ganglions à proximité, situés dans la région pelvienne. En prélevant une partie de ces ganglions, on peut savoir rapidement, grâce à un examen au microscope, s’ils sont touchés.

Il retire ensuite la prostate et les vésicules séminales, éventuellement les ganglions, puis relie par des points de suture l’urètre à la vessie pour assurer le bon écoulement des urines. Une sonde est mise en place pour évacuer les urines jusqu’à la cicatrisation des tissus (entre 5 et 10 jours). 

Le délai moyen d’hospitalisation est de l’ordre d’une semaine pour les prostatectomies classiques et 4 jours pour les coelioscopies robot-assistées.

Un moyen d’affiner le traitement pour plus de réussite thérapeutique

Les organes retirés par le chirurgien sont analysés au microscope par un anatomopathologiste qui précise les caractéristiques du cancer (siège de la tumeur, type de tumeur, grade…) et son extension. Les résultats peuvent conduire à la mise en oeuvre d’un traitement (radiothérapie, hormonothérapie) complémentaire à la chirurgie.

Les effets indésirables et leurs solutions

Les hommes ayant subi une prostatectomie totale peuvent présenter des fuites urinaires, par exemple à l’effort. L’incontinence s’améliore habituellement au fil du temps, notamment à l’aide d’une rééducation. Concernant la sexualité, la prostatectomie supprime l’éjaculation, mais pas le plaisir. L’érection est souvent moins bonne qu’avant l’intervention mais, là aussi, des traitements destinés à améliorer la fonction érectile sont disponibles.

 

Crédit photo : Pedro Lombardi / Institut Curie

Institut Curie
16/06/2015