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Cancer de la prostate : différentes stratégies thérapeutiques

Après le diagnostic de cancer, une prise en charge adaptée est proposée au patient : chirurgie, radiothérapie, hormonothérapie… Néanmoins, l’équipe médicale estime parfois qu’une surveillance étroite, sans traitement, est la meilleure solution.

Le cancer de la prostate évolue lentement et près de 9 cancers de la prostate sur 10 sont diagnostiqués à un stade localisé : il n’y a donc généralement pas d’urgence à traiter. Une réflexion posée en concertation avec l’équipe de soins et le patient sur la meilleure attitude à adopter est donc possible. Selon le stade de la maladie et son agressivité, l’intensité des symptômes, mais aussi l’état de santé, l’âge et les préférences du patient, deux grandes options sont envisageables.

- Une simple surveillance du cancer

- Un traitement du cancer par chirurgie, radiothérapie (radiothérapie externe, curiethérapie) et/ou médicaments (hormonothérapie, parfois chimiothérapie).

Surveillance active et traitement différé

Lorsqu’il n’y a pas de symptôme gênant, que le patient est par ailleurs en bonne santé et que la tumeur a été identifiée comme petite, localisée et à faible risque, il est possible de différer la mise en route d’un traitement jusqu’à ce que soit constatée une apparition ou une évolution des signes.

Des examens réguliers sont dans ce cas nécessaires :

- dosage du PSA (antigène prostatique spécifique) et toucher rectal tous les 6 mois,

- biopsies à 1 an puis tous les 2 à 3 ans.

Les traitements selon les formes et stades d’évolution de cancers de la prostate

Plusieurs options de traitements existent.

  • Pour les tumeurs localisées  

- Faible risque : prostatectomie (avec éventuellement curage ganglionnaire) ou curiethérapie ou radiothérapie.

- Risque intermédiaire : prostatectomie habituellement avec curage ganglionnaire ou radiothérapie avec une augmentation de la dose de rayons ou radiothérapie associée avec une hormonothérapie (de moins de 6 mois)

- Haut risque : radiothérapie associée à une hormonothérapie (de 2 ou 3 ans) ou prostatectomie et curage ganglionnaire

- Avancé : radiothérapie associée à une hormonothérapie (2 ou 3 ans) 

  • Pour les cancers métastatiques, l’hormonothérapie s’associe à une radiothérapie complémentaire et/ou une chimiothérapie selon les cas.
Institut Curie
16/06/2015