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Cancers de l'enfant : de l'importance d'un diagnostic précis

Tout comme chez l’adulte, il existe peu de signes d’alerte de la présence d’une tumeur avant que celle-ci n’ait atteint une certaine taille. Or, les cancers de l’enfant évoluent très rapidement. Le diagnostic doit donc être établi au plus tôt pour qu’une décision thérapeutique concertée et adaptée soit prise.

Cancers de l'enfant : de l'importance d'un diagnostic précis

Ce diagnostic est déterminé à partir de l’examen au microscope d’un prélèvement de la tumeur et des examens d’imagerie. Désormais, cette analyse est souvent complétée par une analyse génétique ou la recherche de biomarqueurs tumoraux, dans le sang et/ou les urines qui apportent des précisions quant aux risques évolutifs.

Une fois le diagnostic établi, le traitement est alors décidé au cours d’une réunion de concertation pluridisciplinaire entre les différents spécialistes : pédiatres-oncologues, radiothérapeutes, chirurgiens, pédopsychiatres... La préoccupation majeure, au-delà de guérir, est de limiter les séquelles des traitements et de conserver au mieux les fonctions de l’organisme. La chimiothérapie est donc souvent utilisée en première intention pour réduire la taille de la tumeur. Ensuite, une chirurgie conservatrice, préservant au mieux l’organe concerné et les tissus alentour, peut alors être envisagée.

Protonthérapie
La chimiothérapie est par ailleurs le seul traitement capable de détruire les cellules cancéreuses à plusieurs endroits de l’organisme. Elle est donc recommandée pour traiter les cancers qui peuvent concerner plusieurs sites dans l’organisme comme les leucémies, qui se développent au détriment de certaines cellules sanguines, ou les lymphomes qui touchent les globules blancs ou lymphocytes. Elle est aussi utilisée pour traiter les tumeurs présentant déjà des métastases au moment du diagnostic.

La radiothérapie reste le traitement de première intention lorsque la tumeur n’est pas accessible à la chirurgie, ce qui est notamment le cas de certaines tumeurs cérébrales. A la radiothérapie classique, on préfère souvent la protonthérapie. Cette forme de radiothérapie ultra-précise permet d’irradier des tumeurs situées en profondeur, à proximité d’organes sensibles, comme le nerf optique ou certaines parties du cerveau. Elle limite les effets secondaires généralement associés à la radiothérapie et qui freinent son utilisation, tels que le ralentissement de la croissance ou l’augmentation du risque de cancer secondaire.

Entièrement rénové en 2010, le Centre de protonthérapie de l’Institut Curie, installé à Orsay, est à ce jour le seul centre en France à pouvoir proposer la protonthérapie aux enfants. 

 

Crédit photo : Pedro Lombardi / Institut Curie

Céline Giustranti
21/08/2014