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Cancers ORL : où en est la recherche ?

Depuis 2009, l’Institut Curie s’est investi dans la recherche clinique contre les cancers ORL.

Douze essais sont en cours sur les cancers ORL. 20 % des patients participent à un essai de médicament et bénéficient ainsi des stratégies les plus innovantes dans la prise en charge de leur maladie. 

Cancers ORL : où en est la recherche ?

Recherche clinique

L’Institut a notamment participé à des essais cliniques de chimiothérapie d’induction pré-opératoire, en association avec la radiothérapie, initiés par d’autres établissements. Mais il est également lui-même à l’initiative de plusieurs essais. Une étude sur l’injection de nanoparticules est actuellement en cours.

L’Institut Curie est également à l’origine de l’essai multicentrique PREDICTOR (promu par UNICANCER et coordonné par le Dr Christophe Le Tourneau) qui évaluait l’Afatinib en situation préopératoire. Les résultats  sont en cours d’analyse.

Enfin, le Dr Christophe Le Tourneau coordonne un essai de phase IV, qui porte sur un traitement déjà sur le marché, afin de contrôler sa toxicité à grande échelle. Le fonctionnement multidisciplinaire de l’Institut Curie assure une parfaite interaction entre les différents spécialistes et lui permet d’être le premier recruteur de patients pour cet essai au niveau mondial.

Recherche translationnelle

L’Institut Curie est également très investi dans la recherche translationnelle, avec en particulier les projets de Vassili Soumelis et de Christophe Le Tourneau.

Vassili Soumelis a fait de l’étude du microenvironnement tumoral sa spécialité, plus précisément encore l’étude de l’infiltrat immunitaire, c’est-à-dire des cellules et les molécules de l’immunité qui s’immiscent dans le tissu cancéreux. Le médecin-chercheur travaille directement sur des infiltrats immunitaires de tumeurs humaines, issus de résidus tumoraux, lorsque les patients acceptent que les tissus prélevés lors de leur chirurgie, et inutiles à leur prise en charge, soient utilisés à des fins de recherche. À partir de ces échantillons, il a pu découvrir plusieurs facteurs pronostiques qui sont en cours de validation. À terme, la recherche de tels facteurs chez les patients pourrait permettre d’adapter les traitements à la gravité de leur cancer. L’étape suivante de ces travaux est de développer des thérapies pour intervenir soit sur les facteurs de mauvais pronostic, pour bloquer leur action, soit sur les facteurs de bon pronostic, pour les stimuler. Ce sont également les outils de haute résolution dont disposent l’Institut qui permettent des projets si ambitieux, notamment les équipements de séquençage des ARN, ces petites molécules intermédiaires entre les gènes et la fabrication des protéines et les techniques de purification de pointe développées à l’Institut. C’est ainsi que l’équipe de Vassili Soumelis peut purifier des échantillons ne contenant pas plus d’une centaine de cellules et a pu identifier des sous-populations de cellules immunitaires à partir du profil d’ARN qu’elles contiennent.

À l’Institut Curie, c’est la proximité de l’hôpital et du centre de recherche et le "modèle Curie", de continuité entre la recherche et le soin, qui rendent possibles de tels travaux qui impliquent médecins oncologues, chirurgiens, anatomopathologistes, bio-informaticiens, statisticiens… et patients.

Plusieurs autres projets de recherche translationnelle sont également en cours.

Le projet PROGOR dirigé par Dr Christophe Le Tourneau porte sur la génomique des cancers ORL et vise à identifier de nouvelles cibles thérapeutiques. Il est mené en collaboration avec le centre de lutte contre le cancer Léon-Bérard, à Lyon, et l’Institut Leloir, partenaire de l'Institut Curie à Buenos Aires.

 

Crédit photo : Eric Bouvet / Institut Curie

La Rédaction
22/03/2016