Partager Partager sur facebook Partager sur twitter Partager sur google+
-A +A

imprimer la page

Cancers ORL : quels sont les symptômes ?

Les symptômes des cancers ORL dépendent de la localisation de la tumeur. 

Cancers ORL : quels sont les symptômes ?

- Si le cancer touche le larynx, il peut entraîner une difficulté respiratoire (dyspnée), à l’inspiration.

Il peut se manifester aussi par une gêne puis une douleur et une difficulté à avaler, pour les aliments solides dans un premier temps, puis pour les liquides

Des changements dans la voix peuvent également être un symptôme de cancer ORL: enrouement, épisodes d’aphonie, fatigabilité vocale.

- Les cancers de la cavité buccale sont parfois repérés par le dentiste à l’occasion d’un examen ou d’un soin dentaire.

- Les médecins généralistes peuvent aussi détecter un cancer lors d’un examen pour ce qui ressemble à une angine par exemple. Quand le gonflement du cou (adénopathie cervicale) persiste plusieurs semaines, et malgré un traitement antibiotique, il peut s’agir d’un cancer.

- À un stade plus avancé, les symptômes des cancers ORL peuvent être différents: fatigue (asthénie), anorexie, amaigrissement... Chez les personnes éthylo-tabagiques, le cancer est parfois détecté tardivement car ces patients prennent moins soin de leur santé que la moyenne et vont peu chez le médecin.

Cancers ORL : comment pose-t-on le diagnostic ?

Le diagnostic est réalisé d’abord à partir d’un examen clinique : le médecin regarde directement, avec une source lumineuse, ou indirectement, à l’aide d’un tube souple (fibroscope), à l’intérieur de la bouche et du nez. Il palpe le cou.

Une endoscopie complète toujours cet examen. Un tube rigide équipé d’une caméra et d’une lumière est introduit, sous anesthésie générale, pour voir plus loin à l’intérieur des VADS. Cela permet d’étudier l’étendue locale du cancer, de vérifier qu’il n’y a pas de tumeurs synchrones (autres tumeurs primitives) et de réaliser des prélèvements (biopsies). Les tissus et cellules collectés sont ensuite examinés en laboratoire par un médecin anatomopathologiste pour vérifier si elles sont réellement cancéreuses et déterminer le type de cancer.

Un scanner est également pratiqué systématiquement, pour évaluer l’extension de la tumeur, notamment au niveau des ganglions du cou. Une IRM (imagerie par résonance magnétique), s’ajoute éventuellement, si elle est nécessaire pour bien visualiser la tumeur initiale.

Une endoscopie plus profonde, de l’œsophage ou des bronches, peut aussi être pratiquée, mais ce n’est pas systématique.

Plusieurs médecins peuvent participer au diagnostic : généraliste, stomatologue, ORL et chirurgien.

 

Crédit photo : Phovoir

La Rédaction
22/03/2016