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Caroline de Juglart : "Il ne faut jamais baisser les bras"

Diagnostiquée pour un cancer du sein en octobre 2011, Caroline de Juglart raconte sa prise en charge à l’Institut Curie, les traitements, les émotions par lesquelles elle est passée. Aujourd’hui, l’avenir s’éclaire.

Caroline de Juglart : "Il ne faut jamais baisser les bras"

Octobre 2011 : Caroline est en pleine forme. Journaliste télé, maman d’une petite-fille, elle rentre tout juste de vacances ensoleillées. Sa dernière mammographie, cinq mois plus tôt, était normale. Elle n’est donc pas très inquiète lorsqu’elle découvre une petite boule sous un bras, mais décide tout de même de consulter son médecin. "Une heure plus tard, je faisais une mammo. Puis une biopsie. 5 jours après, les nouvelles n’étaient pas bonnes. Cela a été très vite, très choquant, très sidérant", se souvient-elle.

Caroline est orientée vers l’Institut Curie. "J’étais très rassurée de savoir que je serais traitée à l’Institut Curie. Malgré tout, on se sent quand même très seule, ça va très vite, trop vite Intellectuellement, on comprend, émotionnellement, il faut du temps : c’est un bouleversement total."

Après le choc du diagnostic, les traitements commencent rapidement pour Caroline. Elle subit d’abord une chimiothérapie, puis une opération chirurgicale. "Les traitements sont ultra-agressifs. Il faut déjà encaisser la chimio. Et puis on s’inquiète beaucoup : est-ce que je vais tolérer le traitement, est-ce qu’il va marcher ? Donc c’est un passage compliqué bien sûr mais c’est possible, il faut s’armer de courage !"

Cela fait presque un an que le cancer du sein de Caroline a été découvert. Aujourd’hui, même s’il lui reste des "bouts de traitement", comme elle dit, le moral est bien meilleur. "Je me dis qu’on a ôté le mal. Maintenant il faut faire en sorte qu’il n’y ait pas de récidive. Je réalise ce qui s’est passé. J’ai l’impression que c’était hier alors que quand on m’a annoncé que j’allais être traitée pendant un an, ça me paraissait tout un monde. C’est un peu comme une grossesse, à la fois très long et très rapide."

Au-delà des conséquences physiques de la maladie, le cancer a aussi changé la vision de la vie de Caroline. "On est beaucoup plus forte et beaucoup plus fragile. Je relativise davantage, je suis plus calme. Certaines choses me paraissent aujourd’hui dérisoires et, à l’inverse, j’ai envie de prendre plus de temps pour ceux que j’aime. Mais je suis aussi plus fragile, tout simplement parce que j’ai peur de la maladie."

C’est pourtant un message d’espoir que Caroline souhaite faire passer auprès des personnes malades : "C’est un tsunami, oui, mais c’est aussi bourré d’espoir : il y a des avancées, des progrès. On a toutes les chances en France d’être très bien traité, de guérir. Les femmes qui avaient déjà été atteintes d’un cancer du sein sont celles qui m’ont le plus aidée : elles m’ont donné du courage."

 

Retrouvez prochainement le témoignage intégral de Caroline, en version audio, sur Radio Curie, la web radio de l'Institut Curie lancée à l'occasion d'Octobre Rose.

 

En savoir plus

Dès le début de sa maladie, Caroline a souhaité témoigner. Elle raconte son traitement, sa vie, ses espoirs, non sans humour.

Découvrir Pensée douce, de Caroline de Juglart

 

Mathilde Regnault
24/09/2012