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Comprendre et mesurer la douleur du patient

Quand un patient atteint de cancer a mal, le médecin procède à une véritable enquête pour le soulager le plus efficacement possible.

Les douleurs ponctuelles liées par exemple aux soins du cancer bénéficient de solutions simples et immédiates pour le confort des patients. Mais si un patient atteint de cancer souffre durablement ou régulièrement et n’est pas soulagé, la douleur engendre de la dépression, de la fatigue, de la perte d’appétit, une perte d’autonomie... Prise très au sérieux dans le cadre de la cancérologie, elle justifie à elle seule une évaluation, un diagnostic et un traitement adaptés.

Douleur cancéreuse ou pas ?

Toute douleur apparaissant au cours d’un cancer exige une exploration : une douleur de dos chez une personne âgée peut être une arthrose, mais aussi un cancer du pancréas ou une métastase provenant du sein.

Mal à quel point ?

La douleur est une sensation subjective uniquement rapportée par le patient, contrairement à la fièvre ou l’hypertension qui peut être mesurée facilement par un professionnel de santé. Pour que le professionnel de santé puisse évaluer l’intensité d’une douleur, il utilise :

  • principalement l’échelle verbale simple (de pas mal du tout à extrêmement mal) et l’échelle numérique (de 0 sur 10 à 10 sur 10) ;
  • des échelles spécifiques pour les enfants ou les personnes ayant du mal à communiquer, prenant par exemple en compte des réponses à des questions simples, le comportement, les plaintes et les mimiques du patient.

Mal quand et depuis quand ?

Le patient est interrogé sur la durée de la douleur et son mode d’apparition (brutal ou progressif). Il peut décrire une douleur par "crises" intermittentes avec d’éventuelles circonstances déclenchantes et/ou continue, en "fond douloureux".

Mal où et comment ?

Le médecin prend en compte la localisation de la douleur et le type de douleur que son patient éprouve. En cas de douleur nociceptive, le patient évoque des torsions, des pesanteurs, des lancées, des étirements. En cas de douleur neuropathique, le patient parle de brûlures, de fourmillements, de décharges électriques, de broiement, mais aussi de sensibilité au chaud, au froid, au contact. Les douleurs mixtes associent les deux familles de symptômes. Le médecin prend également en compte le vécu de la douleur par le patient : est-elle inquiétante, déprimante, pénible, accablante ?

L’ensemble de ces indications permet au médecin de proposer au patient un traitement adapté et le plus efficace possible de sa douleur.

 

Crédit photo : Noak / Le Bar Floréal / Institut Curie

Emmanuelle Manck
26/08/2014