Partager Partager sur facebook Partager sur twitter Partager sur google+
-A +A

imprimer la page

Ganglion sentinelle

Le ganglion dit « sentinelle » est le premier ganglion recevant le drainage lymphatique d’une tumeur. C’est donc le premier ganglion susceptible d’être touché par les cellules cancéreuses s’échappant de la tumeur par le système lymphatique. Il est important de l’analyser pour apprécier l’extension de la tumeur.

Dans la chirurgie du cancer et notamment du sein, au lieu d'enlever par précaution de nombreux ganglions de l'aisselle, susceptibles d’être les relais des métastases, on ne retire désormais et quand cela est possible que le premier de la chaîne ganglionnaire. Si son analyse anatomo-pathologique s'avère négative, les autres ont toutes les chances d'être également sains. Dans ce cas, il est inutile de les enlever.

Une autre technique, développée à l’Institut Curie, consiste à injecter dans le sein soit un liquide colorant, soit un produit émettant un rayonnement, soit l’association des deux. Ces produits vont migrer dans le sein et se concentrer dans le ou les ganglion(s) sentinelle(s) qui drainent spécifiquement la tumeur. Seuls ces ganglions seront retirés  et sont analysés.

Dans les deux cas, l’avantage est de permettre une hospitalisation courte, mais surtout d’entraîner moins de gêne ou de douleur après l’intervention, ainsi qu’un risque minime de séquelles. Ces méthodes dites du ganglion sentinelle ne sont proposées que pour les tumeurs de petite taille, pour lesquelles la probabilité d’atteinte des ganglions est faible.

Si l’analyse du ou des ganglions ciblés met en évidence de cellules tumorales, un curage axillaire doit être réalisé durant l’intervention.


Mathilde Hubert, rédactrice.