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Jérémy : "Je ne me suis jamais laissé abattre"

A 27 ans, Jérémy est le plus jeune ambassadeur de la Marche des Lumières. Doté d’un moral à toute épreuve, il souhaite aujourd’hui contribuer aux avancées de cette recherche qui lui a permis de terrasser son cancer.

Jérémy : "Je ne me suis jamais laissé abattre"

L’année 2009 a tout pour être l’une des plus belles de sa vie : à 23 ans, Jérémy vient tout juste d’accepter un CDI en tant que chargé de clientèle pour une société d’assurance. Et, surtout, il s’est marié il y a quelques semaines. Entre les préparatifs et le stress de l’événement, il est un peu fatigué, mais se dit que c’est sans doute normal.

Pourtant, une douleur lancinante dans le dos le pousse à consulter. Rapidement, les médecins suspectent une tumeur et font des prélèvements. Le diagnostic tombe quelques jours plus tard : sarcome d’Ewing. Cette forme de cancer très rare touche essentiellement les garçons, le plus souvent dans l’enfance ou au tout début de l’âge adulte. En 24 h, Jérémy est redirigé vers l’Institut Curie, spécialiste de ce type de cancers.

Evidemment, la nouvelle est un choc. "C’est clair, ce n’est une bonne nouvelle, mais à aucun moment je ne me dit "le ciel s’écroule, je suis le plus malheureux sur terre". Au contraire, je me suis dit qu’il n’y avait aucune raison que je ne m’en sorte pas."

La seule chose qu’il appréhende vraiment ? L’annonce à ses proches. "Ma femme était avec moi au moment de l’annonce et elle a fondu en larmes, ç’a été très dur pour moi alors j’avais peur de l’annoncer à mes parents. J’ai laissé passer quelques jours puis je les ai appelés. La réaction des proches permet de donner de la réalité au cancer, d’un coup on se rend compte de tout ce que cela implique et c’est très difficile."

C’est toutefois avec beaucoup d’optimiste et de combativité que Jérémy commence les traitements en décembre 2009, entouré de tous ses proches. "Mes amis ne m’ont pas laissé tomber, loin de là. Ils se sont mobilisés et sont passés très régulièrement. Mes parents étaient là presque tous les jours, ma femme était bien sûr à mes côtés."

Chimio, chirurgie, puis re-chimio et re-chirurgie… Les coups durs et les bonnes nouvelles s’enchaînent. "Certaines interventions n’étaient pas prévues au départ, le cancer s’était propagé. Mais, à chaque fois, le résultat des interventions était positif, donc je n’ai jamais perdu le moral. Ceci dit, j’ai eu plusieurs périodes d’aplasie (quand les défenses immunitaires sont trop faibles, ndlr) et j’ai passé au total environ 5 mois à l’hôpital."

Se remettre dans le bain aussitôt
Septembre 2010 : dernière ligne droite. Après une grosse opération de la hanche, pour ôter la tumeur initiale, Jérémy peut enfin rentrer chez lui. C’est une lettre, fin octobre, qui lui annonce la bonne nouvelle : l’opération est un succès, les traitements sont terminés !

"Tout n’est pas redevenu facile pour autant du jour au lendemain. Je ne faisais pas de nuits complètes, j’avais du mal à m’alimenter et, surtout, moi qui étais très sportif, j’en avais beaucoup perdu physiquement. Je faisais quelques pas et j’étais épuisé et transpirant." Son secret ? "Je me suis forcé à me remettre tout de suite dans le bain. J’étais encore plâtré des pieds à la tête que nous réservions un voyage pour le mois de mars, à Venise. Je savais que ça irait."

Et, de fait, ça va : en janvier 2011, Jérémy réintègre son poste, d’abord à mi-temps, puis à temps complet. Il reprend le cours de sa vie là où il l’avait laissé et « aujourd’hui, tout va bien. "La seule chose difficile, c’est que je ne peux plus faire de sport comme avant. Ca me manque, c’est sûr, mais ça me permet aussi de découvrir des choses auxquelles je ne me serais peut-être pas intéressé autrement. Cette année, par exemple, j’ai commencé des cours de théâtre !"

2013, c’est aussi l’année de l’engagement pour Jérémy : "Quand on m’a demandé d’être ambassadeur, j’ai tout de suite accepté. J’ai vécu un cancer, je suis bien placé pour savoir à quel point la recherche est importante. J’essaie de redonner un peu de ce qu’on m’a donné." Le 23 novembre, 3 ans tout juste après la fin de ses traitements, il sera donc au première rang de la Marche, porteur de lumière, mais aussi d’espoir.

 

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Pour consulter les portraits des autres ambassadeurs

Chrystelle et Loïc

Muriel, de l’association Princesse Margot

Richard

 

Crédit photo : Cécile Charré

Mathilde Regnault
04/11/2013