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Neuroblastome

Le neuroblastome est une maladie rare, mais il est néanmoins situé au 2e rang des tumeurs solides les plus fréquentes chez les enfants. Derrière ce terme de neuroblastome se cache une grande diversité de tumeurs. 30 % surviennent chez des enfants de moins d'1 an. Parmi celles-ci, certaines (de 20 à 50 % selon les études) peuvent se résorber sans aucun traitement. En revanche, dans d'autres cas et chez les enfants plus grands, il existe déjà une dissémination de la maladie à différents organes (métastases) au moment du diagnostic.

Le neuroblastome se développe au détriment du système nerveux sympathique, qui contrôle la majorité des activités inconscientes de notre corps (battements du cœur ou digestion, par exemple). Les tumeurs apparaissent le long de la chaîne ganglionnaire (longeant la colonne vertébrale), dans l'abdomen et plus rarement dans le thorax, le cou ou le pelvis ainsi que dans les glandes surrénales (au-dessus des reins). À chaque zone correspondent des manifestations différentes.

Le neuroblastome se caractérise par la très grande variabilité de ses signes cliniques comme de son évolution. Sa rareté, son hétérogénéité, l'existence de localisations multiples et le fait qu'il touche essentiellement de jeunes enfants ne sachant pas encore s'exprimer et verbaliser leur douleur rendent son diagnostic difficile et bien souvent tardif.

Les traitements du neuroblastome dépendent de l'âge du patient et du stade de la maladie au diagnostic. La chirurgie seule est parfois suffisante. Toutefois, une chimiothérapie est souvent nécessaire. Le traitement peut également comporter une radiothérapie.

La recherche progresse énormément, notamment en matière de diagnostic, de classification des maladies et d'adaptation des traitements en fonction de cette classification. Mais il reste encore beaucoup de progrès à faire, notamment pour les formes les plus graves de la maladie.

Mélanie Jacquot, rédactrice