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Richard, ambassadeur de la Marche des Lumières : "Je crois au destin"

Soigné depuis 3 ans à l’Institut Curie, Richard a décidé que son cancer, il en ferait une force et une occasion de voir la vie autrement. Devenir ambassadeur pour la Marche des Lumières du 23 novembre, c’était une évidence.

Richard, ambassadeur de la Marche des Lumières : "Je crois au destin"

A 57 ans, Richard, aujourd’hui directeur d’une école maternelle, a déjà eu plusieurs vies riches en rebondissements. Jeune adulte, il part étudier le théâtre à New-Orleans et tombe amoureux des Etats-Unis : "J’y ai passé des années formidables, j’ai beaucoup appris et je me suis aussi beaucoup amusé."

1986, retour en France. Le couperet tombe : VIH. A l’époque, le pronostic est particulièrement sombre, mais Richard ne voit pas les choses ainsi. "J’étais instituteur, j’ai été mis en arrêt maladie et je me suis dit, super, je vais pouvoir faire du théâtre à temps plein !" Cours Florent, petits rôles… Richard joue l’acteur pendant une dizaine d’années. "A la fin des années 1980, j’ai essayé de revenir dans l’Education nationale, je ne me sentais pas malade, on m’a répondu que ma maladie était incurable !"

Il faudra attendre 1996 pour que l’administration revoie son jugement et que Richard réintègre son giron. Anglophile depuis son séjour américain, il s’expatrie à Dublin en tant que directeur d’école et entame sa 3e vie. "Je ne me plaisais pas beaucoup à Dublin mais par ailleurs tout allait bien dans ma vie, j’avais un compagnon, un boulot que j’aimais…"

Esprit combatif

Mais en 2010, un nouveau coup dur vient rompre cette parenthèse enchantée. Alors que le VIH est pratiquement "oublié", c’est le cancer qui rattrape Richard. "Je n’ai jamais eu peur pour le VIH mais cette fois, j’ai vraiment flippé, se souvient-il. C’était paradoxal, le cancer se soigne pourtant mieux. Mais le premier oncologue que j’ai vu ne m’a pas aidé. Il m’a fait comprendre que finalement, j’avais déjà eu beaucoup de chance de survivre 25 ans au VIH ! En un instant, tout s’est effondré."

L’esprit combatif de Richard reprend toutefois vite le dessus. Très vite, il décide qu’il va évidemment se battre et, aussi, reprendre l’écriture et le théâtre. Côté soins, un ami le dirige vers l’Institut Curie. "La différence était flagrante. Je me suis tout de suite senti en sécurité et écouté, entouré de gens compétents et humains", se souvient Richard.

Alors maintenant que tous les indicateurs sont au vert ("Mais je suis superstitieux, je n’ose pas trop le dire !"), Richard veut mettre un peu de son incroyable énergie au service de l’Institut Curie. "Je crois beaucoup au destin. Si tout cela est arrivé, ce n’est pas pour rien. J’avais déjà un projet en tête pour Curie, quand on m’a demandé de devenir ambassadeur de la Marche des Lumières, j’ai donc accepté tout de suite."

Ainsi, le 2 juin, Richard lira l’une de ses nouvelles, finaliste du Prix Hervé Bazin, lors de la cérémonie de remise du Prix aux Rosiers sur Loire, près d’Angers. La veuve du célèbre écrivain a été très touchée par cette histoire où le cancer joue un rôle majeur. "J’aurai ma page de collecte Marche des Lumières et j’inciterai les personnes présentes à venir faire un don en ligne." L’événement à peine lancé, Richard est déjà dans les starting-blocks !

 

En savoir plus

La page de collecte de Richard pour la Marche des Lumières

Marche des Lumières : aidez-nous à éclairer la nuit contre le cancer

Le site de la Marche des Lumières

 

Crédits photos : H. Le Gac et Institut Curie

Mathilde Regnault
07/05/2013