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Soulager la douleur et les effets secondaires: le rôle des soins de support

Entre la chirurgie et les traitements qui s’ensuivent, le corps et l’esprit de la patiente sont souvent mis à rude épreuve. Les centres de lutte contre le cancer mettent tout en œuvre pour tenter de réduire la douleur et de rendre un certain confort de vie aux femmes traitées pour un cancer du sein. 

>> Tout est d’abord fait pour limiter les effets secondaires au maximum. Par exemple, il est parfois possible, si la patiente le souhaite, d’ôter la tumeur sous hypnose plutôt que sous anesthésie générale. Cela évite ainsi les risques mais aussi les désagréments liés à l’anesthésie, tels que le réveil difficile ou la grande fatigue qui s’ensuit pendant quelque temps. De nombreuses autres innovations existent pour réduire les séquelles liées aux traitements de manière générale.

>> La prise en charge de la douleur constitue une véritable priorité. Le patient peut indiquer son niveau de douleur sur une réglette comportant une échelle de 1 à 10, ce qui permet au médecin de décider d’une stratégie antidouleur appropriée.

Lorsqu’une chirurgie est réalisée, le traitement contre la douleur est commencé pendant l’opération, puis poursuivi de façon systématique en post-opératoire. Pour certains soins ou examens que l’on sait douloureux, des traitements antidouleur préventifs peuvent être proposés.

>> Un accompagnement psychologique peut être nécessaire pour aider la patiente (et ses proches) à surmonter cette épreuve. Anxiété, dépression, problème avec l’image de son corps, d’estime de soi, difficultés intimes… peuvent survenir à tout moment du traitement ou même après. Se confier à un thérapeute spécialisé peut s’avérer salvateur. Les proches ne doivent pas être oubliés dans cette démarche : conjoint, enfants, parents souffrent parfois beaucoup de la situation.

>> Des soins de kinésithérapie sont souvent pratiqués après des traitements pour un cancer du sein. Il est primordial que la patiente retrouve la mobilité du bras du côté où elle a été opérée. La prise en charge des risques veino-lymphatiques (lymphoedème notamment) constitue également une priorité pour l’équipe médicale.

>> Hypnose médicale, sophrologie… D’autres types d’approches, complémentaires, peuvent également être proposées à l’Institut Curie.

En savoir plus sur l'hypnose médicale

 

Crédit photo : Alexandre Lescule / Institut Curie

Mathilde Regnault
15/09/2014