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Vivre avec la maladie : un fort besoin de soutien et de partage

Les patientes interrogées s’accordent à dire qu’un soutien sur tous les plans est indispensable pour traverser la maladie. Elles évoquent en très grande majorité le besoin d’être soutenues par leur proches, mais également par d’autres cercles relationnels, pour supporter physiquement et psychologiquement les atteintes de la maladie.

Se sentir soutenues sur tous les plans, une nécessité

Les soutiens

Ainsi, le soutien moral est considéré comme important par 97 % des femmes (80 % le voit comme très important). Il est suivi par le soutien affectif à 96 % (dont 71 % très important). Viennent ensuite le soutien financier (faire face à une perte de revenus, aux soins non remboursés par la sécurité sociale ou la mutuelle…) et le soutien pratique (être aidées dans l’organisation de la vie de famille, les tâches ménagères, les démarches administratives…) qui sont cités tous deux comme important par 79 % des patientes interrogées.

On peut distinguer deux cercles de soutiens notables :

  • L’entourage proche : il est intéressant de noter que les patientes trouvent le meilleur soutien auprès de leurs amies, citées à 58 %, juste devant la famille, et notamment le conjoint (54 %). Les parents, frères, soeurs et enfants, arrivent en 3e position, cités par 52 % des patientes. Ces résultats peuvent notamment s’expliquer par le fait de ne pas vouloir confronter plus encore la famille à la maladie. Enfin, les collègues de travail occupent une place non négligeable dans le soutien apporté aux malades, puisqu’ils sont cités par 21 % d’entre elles. Un chiffre qui démontre bien l’importance de la vie professionnelle dans les problématiques liées au cancer.
  • Les soutiens en dehors du cercle privé : pour 71 % des femmes, les professionnels de santé sont les premiers soutiens en dehors du cercle familial. Parmi eux, les psychologues sont cités dans 21 % des cas.

 

Partager son vécu, un acte spontané et réconfortant

Les soutiens

61 % des femmes interrogées éprouvent le besoin de partager leur vécu en dehors du cercle familial. Une tendance forte qui illustre une fois encore la nécessité de préserver la famille de toutes les angoisses que soulève la maladie.
Pour 61 % d’entre elles, c’est avec d’autres patientes, en salle d’attente, que se réalise ce besoin de partage. Bénéficier d’un regard extérieur permet de libérer ses craintes et d’aborder des sujets sensibles qu’elles se refusent à soumettre à leurs proches. Viennent ensuite à hauteur de 45 % le dialogue avec les équipes hospitalières, gage de confiance et d’expertise, qui permet de rassurer les patientes sur le plan médical.

En outre, les patientes privilégient les contacts directs et spontanés, loin devant le recours à des associations (23 %), les réseaux de patientes (16 %) et les forums en ligne (1 %).

 

► Améliorer sa qualité de vie grâce aux approches complémentaires

Les approches complémentaires sont un ensemble de techniques et de pratiques dont l’objectif est d’améliorer le confort et le bien-être, tant sur le plan physique que psychologique : sophrologie, relaxation, acupuncture, hypnose, yoga...

Parmi les patientes ayant eu recours à des approches complémentaires, 86 % considèrent que cela leur a été utile, dont 63 % très utile. Ces chiffres basés sur l’expérience des patientes confortent la perception des Français mesurée en 2014 : 72 % des Français interrogés considéraient les approches complémentaires comme importantes, en complément des traitements médicaux (Observatoire Cancer Institut Curie-Viavoice 2014).

Infographies © Hopscotch Design / Institut Curie

Institut Curie
14/09/2016