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Dr Alain Fourquet, chef du département de radiothérapie

"Grâce aux progrès du dépistage et des traitements, nous abordons une nouvelle ère de la prise en charge des cancers du sein."

Dr Alain Fourquet, chef du département de radiothérapie

Parmi les 52 000 nouveaux cas de ces cancers survenant annuellement en France, 86 % des patientes sont désormais en vie cinq ans après le diagnostic. « Pour les tumeurs traitées à un stade précoce, le taux de rechute locale a dix ans n'est plus que de 6 % alors qu’il atteignait 15 % il y a quinze ans. » précise le Dr Alain Fourquet. « Hier encore nous étions principalement préoccupés par la guérison des patientes. Avec l’amélioration du pronostic des cancers du sein, nous devons désormais prendre en compte les séquelles à long terme des traitements pour améliorer encore la qualité de vie des patientes. »

Certains effets secondaires des traitements apparaissent précocement après les traitements, dans les cinq premières années, comme par exemple des troubles de la concentration ou de la mémoire après une chimiothérapie. D'autres – beaucoup plus rares – peuvent survenir beaucoup plus longtemps après. Il s’agit principalement de problèmes cardio-vasculaires et de risques de cancers secondaires, après radiothérapie et /ou chimiothérapie.

« Le suivi après les traitements doit donc faire partie intégrante de la prise en charge et intégrer la vigilance a long terme. Mais il convient de garder un équilibre entre la limitation des effets secondaires et le traitement de la maladie. Car les cancers du sein restent des maladies graves. Et notre priorité doit être tout d’abord de stopper la maladie cancéreuse. » ajoute-t-il.

Entretien avec le Dr Alain Fourquet, président du 7e congrès européen sur les cancers du sein et chef du département de Radiothérapie de l’Institut Curie.