Partager Partager sur facebook Partager sur twitter Partager sur google+
-A +A

imprimer la page

Equipe Biologie du cancer du sein

Les cancers du sein triple-négatifs n’expriment pas les récepteurs à l’estrogène et à la progestérone et ne surexpriment pas le récepteur ERBB2. Ils ne peuvent donc pas être traités avec les thérapies ciblées existantes. Le but de l’équipe Biologie du Cancer du Sein est d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques dans les cancers du sein triple-négatifs.

Equipe Biologie du cancer du sein

Le laboratoire a été créé en 2005 à l’occasion d’une Alliance entre l’Institut Curie et un laboratoire pharmaceutique.

Une femme sur huit est atteinte d'un cancer du sein aux Etats-Unis et en Europe. L'expertise clinique à l’Institut Curie est très forte dans le domaine du cancer du sein, qui est une maladie hétérogène avec des réponses aux traitements différents. Parmi les cancers du sein, les cancers du sein triple-négatifs sont de très mauvais pronostic avec près de 50% de décès dans les 5 ans après traitement avec une chimiothérapie. Les tumeurs triple-négatives n’expriment pas les récepteurs à l’estrogène et la progestérone, et ne surexpriment pas le récepteur ERBB2 ; elles ne peuvent donc pas être traitées avec les thérapies ciblées actuelles avec des anticorps anti-ERBB2 ou des traitements anti-hormonaux comme pour les autres sous-types de cancer du sein.

Trouver des cibles thérapeutiques pour le traitement des patientes atteinte d’un cancer du sein triple-négatifs est donc une priorité dans la recherche sur le cancer.

Afin d’atteindre ce but, l’équipe a généré une grande quantité de données à partir de puces « omiques » (ADN, ARN, microARN, protéines) sur une cohorte de 200 échantillons comprenant les différents sous-groupes de cancer du sein, des tissus sains de sein et 15 lignées cellulaires triple-négatives. En collaboration avec l'Unité de Bioinformatique U900 de l'Institut Curie, ces données ont été analysées selon diverses méthodes afin de fournir différentes listes de cibles potentielles. L’équipe s’est ensuite concentrée sur plusieurs cibles candidates pour des études de validation plus poussées. Parmi plusieurs cibles candidates, elle s’est intéressée à des kinases (PI3K/AKT, PLK1 et TTK) et des acteurs de la réplication de l’ADN (dont la protéine TIPIN). Notre partenaire industriel a retenu deux autres cibles pour un programme de découverte de drogue, et vient de lancer fin 2015 un essai clinique de phase 1 avec un inhibiteur de la  kinase TTK.

L’équipe se concentre actuellement sur l’analyse de la voie Wnt, et des protéines arginine méthyltransférases.

Collaborations

  • Pour analyser les échantillons de la cohorte au niveau de la protéine, l’équipe a mis en place la technologie de puces protéiques en phase réverse (RPPA) qui permet de mesurer, avec des anticorps spécifiques, l'expression et l’activité des protéines. Elle a créé une plateforme technologique RPPA qui est maintenant dirigée par le Dr Leanne De Koning
  • Projet européen FP7 "RATHER" qui consiste à rechercher des cibles thérapeutiques, pour lesquels il existe déjà des médicaments, dans les cancers du sein lobulaires et triple-négatifs (collaboration avec Rene Bernards, Carlos Caldas, William Gallagher)
  • Analyses statistiques en collaboration avec Guillem Rigaill (INRA-CNRS-Université d'Evry Val d'Essonne)
  • Analyses in vivo des cibles dans des modèles PDX de xénogreffes triple-négatifs avec le Laboratoire d’Investigation Préclinique (Elisabetta Marangoni, Didier Decaudin)
  • Analyse des épissages alternatifs des cibles avec Ivan Bièche
  • Collaborations sur le cancer du sein avec des équipes de l’Institut Curie (Fabien Reyal, Marc-Henri Stern, Fatima Mechta-Grigoriou, Philippe Chavrier), du Centre de Recherche en Cancérologie de Lyon (Muriel Le Romancer), de l’Ecole Polytechnique (Alexis Gautreau), du Netherlands Cancer Institute (Jos Jonkers), et de l’University College Dublin (William Gallagher).

Responsable : Dr Thierry Dubois

A l’Institut Curie depuis 2005

Habilitation à Diriger des Recherches – Université Paris Descartes
Thèse de doctorat à l’Université Pierre et Marie Curie (Paris 6)
Post-doc à l’Institut Curie à l’UMR144 (Paris, France) – 3,5 ans
Post-doc à l’Université d’Edimbourg (UK) – 3,5 ans
Post-doc au National Institute for Medical Research (Londres, UK) – 3 ans

L'équipe

Amélie Brisson, ingénieur d’étude

Dr Faisal Mahmood, ingénieur de recherche, post-doc

Virginie Maire, ingénieur d’étude

Bérengère Marty-Prouvost, ingénieur d’étude

Dr David Silvestre, ingénieur de recherche, post-doc

Dr Tania Tahtouh, ingénieur de recherche, post-doc

Mengliang Ye, ingénieur d’étude, statisticienne

Institut Curie
25/03/2015