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ASP Fondatrice

Leurs objectifs sont de soulager les douleurs physiques ainsi que les autres symptômes et de prendre en compte la souffrance psychologique, sociale et spirituelle.Cette association d’aidants s’inscrit dans le mouvement de développement des soins palliatifs, constituant une réponse humaniste au traitement de la fin de vie. Les soins palliatifs sont en effet des soins actifs dans une approche globale de la personne atteinte d’une maladie grave, évolutive ou terminale. 

ASP Fondatrice

ASP Fondatrice

Fondée en 1984, l’ASP a comme missions :

  • L’accompagnement des malades traversant une phase critique d’une maladie grave, ou en fin de vie, ainsi que celui de leurs proches;
  • La promotion de la culture palliative auprès des professionnels de santé, des institutions et du grand public;
  • La sélection, la formation, l’accompagnement et le suivi des bénévoles d’accompagnement.

L’ASP à l’Institut Curie

Les bénévoles de l’ASP sont présents à l’Institut Curie depuis les années quatre-vingt-dix. La première convention entre l’ASP et l’Institut Curie a été signée en 1997.
Rattachée à l’Umass (unité mobile d’Accompagnement et de Soins de Support), l’équipe de six bénévoles intervient du lundi au vendredi, en journée ou en soirée, et accompagne des malades exclusivement sur recommandation des équipes soignantes. « Ce que nous constatons et apprécions particulièrement c’est cette remarquable confiance qui s’est bâtie au fil des années et qui nous est accordée par les équipes soignantes ; c’est un indéniable soutien pour cette activité singulière : nous ne sommes ni membres de la famille, ni proches, et surtout pas des professionnels ; nous sommes des représentants de la société civile (retraités ou en activité), neutres, offrant avec empathie ce temps d’écoute si important à des personnes qui peuvent exprimer leur anxiété, leur quête de sens face à ce qu’elles traversent, face à la mort qui parfois se profile ; qu’elle puissent dire ce qu’elles n’osent confier à leurs proches qui, eux aussi parfois, ont besoin d’exprimer leur souffrance ». explique François Mayu, bénévole à l’ASP: En 2014, 501 patients ont été accompagnés à l’Institut Curie par des bénévoles de l’association, sur les quelque 11 000 patients en Ile-de-France.

Les bénévoles de l’ASP

L’ASP est apolitique, aconfessionnelle et opposée à la légalisation de l’euthanasie. Quelles que soient les motivations personnelles, les convictions éthiques ou religieuses, l’association est ouverte à tous ceux qui sont en accord avec la Charte des soins palliatifs. Les bénévoles d’accompagnement, formés sur plusieurs mois, doivent accepter d’affronter leurs propres peurs pour rejoindre celles des patients. Ils participent à un groupe de parole toutes les trois semaines et bénéficient de formation permanente (un catalogue de stages leur est proposé chaque année). Ils accompagnent 4 heures par semaine. Ils ont aussi un engagement militant pour diffuser la culture palliative.
A l’heure actuelle, pour répondre aux demandes des services hospitaliers ainsi que des réseaux et assurer le renouvellement des équipes, l’ASP a besoin de recruter plus de 80 accompagnants bénévoles chaque année, à la fois pour créer de nouvelles équipes et pour renforcer des équipes en sous-effectifs.

Genèse des soins palliatifs

La thérapeutique palliative et le soulagement de la douleur sont des préoccupations qui remontent à l’antiquité, avec l’utilisation de l’opium. Après la Seconde Guerre mondiale, la médecine curative se développe de manière fulgurante, notamment grâce aux antibiotiques. En comparaison, le palliatif qui ne peut que soulager et non pas guérir, résonne comme un échec et apparaît peu gratifiant. Au plan matériel, en particulier dans les services cliniques à visée curative, les délais de séjours hospitaliers se réduisent considérablement et les techniques deviennent de plus en plus absorbantes. La relation soignant – malade passe souvent après la technique. C’est dans ce contexte qu’apparaît une forte réaction, initiée en Grande-Bretagne par Dame Cicely Saunders à partir des années cinquante et plus encore après l’ouverture en 1967 du Saint Christopher’s Hospice. Son influence sur la conception des soins palliatifs comme prise en charge globale du malade, est considérable. Thérapeutique palliative et accompagnement sont indissociables, la douleur chronique doit être maîtrisée. Cicely Saunders préconise également un accompagnement par une équipe interdisciplinaire, dans laquelle des bénévoles formés ont une large place. Peu à peu, ses idées diffusent en Grande-Bretagne, au Canada, aux Etats-Unis. Ils se développent en France à compter des années 80, soutenues par des associations telles que l’ASP (Accompagnement et développement des soins palliatifs), fondée en 1984 par Françoise Dissart et Monique Tavernier, toutes deux infirmières, et Jean Faveris, contrôleur général des Armées. L’association est actuellement animée par environ 240 bénévoles répartis en 37 équipes à Paris et en Ile-de-France.

Contacter l’ASP

Institut Curie
15/02/2016