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Cancers de l’enfant

Chaque année, environ 1700 enfants de moins de 15 ans reçoivent le diagnostic de cancer. Le Département d’oncologie pédiatrique de l’Institut Curie propose une prise en charge spécifique, adaptée à leur âge et à la nature de leur pathologie.

© Eric Bouvet / Institut Curie
© Eric Bouvet / Institut Curie

 

Les cancers pédiatriques

L’appellation « cancers pédiatriques » regroupe en réalité de multiples maladies.

  • La leucémie de l’enfant est le cancer le plus fréquent chez les enfants de moins de 15 ans.
  • Les lymphomes sont des cancers du système lymphatique. Chez les enfants de moins de 15 ans, le plus fréquent des lymphomes est de type "non-Hodgkinien".
  • Les tumeurs cérébrales constituent un ensemble de maladies : gliomes, médulloblastomes, les tumeurs rhabdoïdes… Ce sont les plus fréquentes des tumeurs de l’enfant.
  • Le rétinoblastome est une tumeur de la rétine. C’est un des cancers pédiatriques les plus fréquents.
  • Le neuroblastome est la tumeur extra-cérébrale la plus fréquente chez l’enfant. Il se développe à partir du système nerveux sympathique, notamment au niveau de l’abdomen.
  • Les sarcomes d’Ewing se développent essentiellement dans les os du bassin, les côtes et les grands os de la jambe (fémur, tibias, péroné).
  • les rhabdomyosarcomes touchent quant à eux davantage les garçons que les filles. Ces tumeurs se développent le plus souvent au niveau de la tête et du cou.
  • Les ostéosarcomes sont des cancers hautement agressifs qui se développent à partir d’un os. Ils surviennent principalement chez les jeunes entre 10 et 20 ans.

Ces cancers sont des maladies rares et les jeunes patients sont en pleine croissance (l’âge médian est de 6 ans au moment du diagnostic) : ils doivent donc bénéficier d’une prise en charge spécifique concernant les traitements mais aussi sur le plan social. Ecole, animations, ateliers… La vie pendant les traitements doit ressembler autant que possible à la vie tout court.

Autre point de vigilance : les effets secondaires, à long terme notamment. La plupart des cancers pédiatriques se soignent bien. Les enfants malades deviennent des adultes le plus souvent en bonne santé. Mais certains traitements, comme la radiothérapie, peuvent avoir des effets secondaires des années après. Aujourd’hui, les chercheurs s’attachent à la fois à rendre les traitements plus efficaces mais également à diminuer leurs effets indésirables.

Le département d’oncologie pédiatrique de l’Institut Curie

Le département de pédiatrie, adolescents et jeunes adultes de l’Institut Curie se compose de deux pôles, celui des 0-15 ans (16 lits) et celui des adolescents (6 lits, voir la page Adolescents jeunes adultes). Il accueille les jeunes patients atteints de tumeurs dites solides.

  • Le département de pédiatrie est centre de référence national pour le rétinoblastome.
  • La prise en charge pluridisciplinaire est particulièrement évidente dans ce département : médecins, cadres de santé, infirmières coordinatrice et puéricultrice, auxiliaire de puériculture, psychologue, psychomotricienne, diététicien, kiné et éducatrice de jeunes enfants travaillent véritablement de concert.
  • Au-delà des soins, une véritable structure a été pensée pour offrir aux enfants un cadre de vie agréable et constructif. Ainsi, des professeurs, une animatrice, une assistante sociale et plusieurs membres du personnel contribuent à animer le service. Les enfants peuvent par ailleurs participer à de nombreux ateliers d’arts plastiques, de musique ou encore de littérature.
  • Les parents jouent un rôle clé dans la prise en charge, dès le diagnostic. Beaucoup s’impliquent au-delà de leur rôle de parent dans la vie du département.
  • Le département de pédiatrie travaille bien sûr en concertation avec les spécialistes des autres départements de l’Institut Curie et mène des collaborations extérieures. L’objectif est notamment d’offrir aux enfants une prise en charge de proximité : le diagnostic et le début du traitement se font à Curie. Dès que possible, l’enfant est pris en charge par l’établissement de soins le plus proche de chez lui, en concertation avec l’équipe de l’Institut Curie.
  • L’Institut Curie est également membre fondateur du Réseau d’Île de France d’hématologie-oncologie pédiatrique, qui permet aux professionnels de dialoguer pour échanger sur les expériences. Plusieurs autres partenariats existent.

La recherche à l’Institut Curie

Les médecins du département de pédiatrie, mais aussi de nombreux chercheurs à l’Institut Curie sont reconnus au plan international pour leur spécialité pédiatrique. A l’Institut Curie, la recherche clinique et translationnelle est très active concernant les cancers de l’enfant. Citons notamment…
- Le Dr Jean Michon, chef du département d’oncologie pédiatrique et président de la Société française de lutte contre les cancers et les leucémies de l’enfant (SFCE), spécialiste du rétinoblastome et des tumeurs d’Ewing.
- Le Dr Isabelle Aerts pour le rétinoblastome.
- Le Dr Olivier Delattre pour les sarcomes d’Ewing.
- Le Dr Gudrun Schleiermacher pour le neuroblastome.
- Le Dr Franck Bourdeault pour les tumeurs rhabdoïdes.
- Le Dr Daniel Orbach pour les sarcomes des tissus mous.
- Le Dr Hélène Pacquement pour le suivi au long cours de ces futurs adultes.
- Le chercheur Olivier Ayrault pour le médulloblastome.

 

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Institut Curie
08/11/2010