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Cancers du sein

Le cancer du sein touche 50000 femmes en France chaque année. 1 femme sur 8 sera un jour concernée. Heureusement, grâce aux progrès de la recherche, les taux de guérison sont très élevés. L’Institut Curie est leader dans la prise en charge des cancers du sein.

© Phovoir
© Phovoir

 

Comprendre le cancer du sein

Le cancer du sein est une tumeur qui se développe à partir des cellules constituant la glande mammaire. C’est une maladie dite hétérogène : il existe plusieurs types de tumeurs. A chaque tumeur est associé un traitement spécifique.

  • On parle de carcinome in situ si les cellules cancéreuses sont confinées au niveau des canaux ou des lobules du sein.
  • Si les cellules cancéreuses ont traversé la membrane dite "basale" des canaux ou des lobules et ont envahi les tissus avoisinants, il s'agit d'un carcinome infiltrant. Les cellules cancéreuses peuvent se propager soit dans les ganglions situés sous l'aisselle, soit par voie veineuse.
  • Les progrès de la recherche permettent aujourd’hui de distinguer trois grands types de tumeur : le cancer de type luminal A ou B, le cancer de type HER2 et le cancer de type basal-like. Déterminer le type de tumeur permet aujourd’hui de proposer des traitements plus adaptés.
  • Deux gènes de prédisposition au cancer du sein ont été identifiés, nommés BRCA1 et BRCA2. 60 000 femmes seraient porteuses de l’une de ces deux mutations génétiques. Elles peuvent être transmises par n’importe lequel des deux parents et augmentent considérablement le risque de développer, un jour, un cancer du sein ou de l’ovaire. Un suivi adapté est proposé aux femmes identifiées comme porteuses de l’une de ces mutations.

Le traitement du cancer du sein dépend de l’étendue du cancer au moment du diagnostic. Il comprend généralement l’ablation de la tumeur (ou du sein lorsque le cancer s’est propagé), voire des ganglions afférents. Aujourd’hui, la technique du ganglion sentinelle (le fait de prélever le ganglion le plus proche du sein) permet de déterminer lors de l’opération s’il faut ou non retirer toute la chaîne ganglionnaire. La chirurgie est souvent complétée par de la chimiothérapie et de la radiothérapie.

Grâce aux progrès réalisés dans les traitements mais aussi au dépistage organisé pour les femmes de 50 à 74 ans, le taux de survie à 5 ans après le diagnostic est de l’ordre de 90%.

En savoir plus sur les cancers du sein

La prise en charge du cancer du sein à l'Institut Curie

L’Institut Curie est centre de référence dans le traitement des cancers du sein. Ainsi, les plus grands experts prennent en charge les patientes selon les protocoles les plus adaptés. L’innovation est au cœur de la prise en charge des cancers du sein.

 

  • Vous avez été diagnostiquée pour un cancer du sein ? L'Institut Curie propose un parcours facilité, qui permet de rassembler un maximum d'informations tout en vous évitant des venues multiples à l'hôpital avant les traitements ► En savoir plus sur le parcours initial de sénologie
  • Ainsi, la chirurgie ambulatoire se développe très vite : lorsque le dossier médical le permet, les patientes sont opérées le matin et peuvent rentrer chez elles le soir-même.
  • Des techniques "alternatives" font leurs preuves. Par exemple, plusieurs interventions chirurgicales, y compris des mastectomies (ablation totale du sein), ont eu lieu sous hypnose. Cette technique permet d’éviter les complications potentielles et la fatigue liées à une anesthésie générale. ► En savoir plus sur l’hypnose chirurgicale
  • L’Institut Curie est aussi leader en termes de reconstruction après un cancer du sein. Une reconstruction qui doit d’abord se faire sur le plan psychologique. La reconstruction physique n’est ensuite pas systématiquement choisie. Une partie de la mission des intervenants de l’Institut Curie consiste à aider les patientes dans leur cheminement. Ce qui a conduit à la réalisation, en 2014, du documentaire « Guérir le regard », où l’on suit des patientes qui font des choix différents.► Voir le documentaire Guérir le regard

     

    ► Voir le web-doc Guérir le regard

  • Le Programme Activ’ s’intéresse quant à lui à l’après-cancer : l’activité physique et le maintien d’un poids santé aident à réduire le risque de récidive. Partant de ce constat, l’Institut Curie a lancé, en partenariat avec Siel Bleu et AG2R La Mondiale, le Programme Activ’. Il vise à aider les femmes ayant subi un cancer du sein à reprendre une activité physique adaptée.► En savoir plus sur le programme Activ’

La recherche

L’Institut Curie participe à plus d’une vingtaine d’essais cliniques sur le cancer du sein. Parmi les thématiques particulièrement étudiées en ce moment…

  • La médecine de précision. Basée sur les caractéristiques moléculaires de la tumeur, elle a le vent en poupe. Pour certains types de cancers, on connait les biomarqueurs caractéristiques de la tumeur. En les repérant systématiquement, on peut proposer au patient le traitement, s’il existe, qui correspond précisément à la nature de sa tumeur. Pour le cancer du sein, 4 biomarqueurs (HER2, ER, PR, Ki67) sont déjà recherchés en routine. D’autres biomarqueurs doivent être validés par des essais cliniques.
  • Les thérapies ciblées. Elles présentent de nombreux avantages : à la différence des chimiothérapies, qui s’attaquent à toutes les cellules à division rapide de l’organisme, saines ou cancéreuses, les thérapies ciblées bloquent plus spécifiquement les cellules tumorales.
  • Le développement de nouvelles méthodes diagnostiques est également au cœur des préoccupations. Les techniques d’imagerie notamment se perfectionnent.
  • La détection de cellules tumorales circulantes (les cellules cancéreuses qui se « détachent » de la tumeur et circulent dans l’organisme avant de s’implanter sur un autre organe pour s’y développer) par une simple prise de sang devrait permettre de mieux suivre l’évolution de la maladie dans sa phase métastatique et ainsi d’adapter le traitement. Cette méthode est plus rapide et moins invasive que les biopsies.

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Institut Curie
01/06/2015