Cancer du sein et chimiothérapie

Cancer du sein : les autres traitements

Mathilde Regnault
25/03/2017
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Outre la chirurgie et la radiothérapie, d’autres types de traitements viennent généralement compléter le protocole de soins pour les patientes atteintes d’un cancer du sein.
  • Une chimiothérapie est souvent prescrite. Ce traitement s’attaque aux cellules en division de l’organisme, notamment les cellules cancéreuses. Jusqu’à récemment, elle était uniquement administrée par voie intraveineuse, à l’hôpital. Depuis peu, certaines chimiothérapies sont disponibles en comprimés, que la patiente peut prendre chez elle, une alternative un peu moins contraignante. Gros inconvénient des chimothérapies : elles s’attaquent certes aux cellules cancéreuses mais aussi à l’ensemble des cellules qui se divisent rapidement. S’ensuivent de nombreux effets secondaires lourds tels que la perte des cheveux, des problèmes d’ongles, de peau, etc.
    Si la chimiothérapie est parfois prescrite avant la chirurgie, pour réduire la taille de la tumeur avant l’opération (on parle alors de chimiothérapie néo-adjuvante), elle intervient souvent après la chirurgie et peut être associée à une radiothérapie ou à une thérapie ciblée, par exemple.
    Aujourd'hui, des tests prédictifs existent pour déterminer l'intérêt de prescrire ou non une chimiothérapie pour des femmes dont le cancer du sein est détecté à un stade précoce. L'objectif est d'éviter les chimiothérapies lorsquelles ne sont pas nécessaires.
  • Une hormonothérapie est prescrite dans près des trois-quarts des cas de cancers du sein. Elle permet de bloquer l’action des hormones sur les cellules tumorales surexprimant les récepteurs hormonaux (oestrogènes et progestérone). Dans la majorité des cas, cette hormonothérapie est administrée en situation adjuvante, c’est-à-dire après d’autres traitements tels que la chirurgie par exemple. Elle vise à limiter le risque de récidive. L’hormonothérapie est le plus souvent prescrite pour une durée de 5 ans.
  • Les thérapies ciblées constituent une voie d’avenir pour traiter de nombreux cancers, dont le cancer du sein. Le principe : enrayer le développement de la tumeur. Par exemple, le trastuzumab empêche l’action des récepteurs HER2, qui sont surexprimés à la surface des cellules cancéreuses HER2+. Ainsi, le processus de division et de développement des cellules cancéreuses se trouve bloqué. Par définition, ce traitement n’est donc efficace que chez les patients dont la tumeur présente HER2+. D’autres thérapies ciblées existent déjà et les chercheurs travaillent sur plusieurs autres pistes.