Congrès annuel AACR : avancées majeures dans la recherche sur les cancers du sein, de l’ovaire et les tumeurs pédiatriques

Catherine Goupillon
19/03/2019
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Une cinquantaine de médecins et médecins-chercheurs de l'Institut Curie seront présents à ce grands congrès.
AACR FR

Le congrès annuel de l’American association for cancer research (AACR) qui met en avant les dernières découvertes en cancérologie, rassemblera des chercheurs et scientifiques du monde entier du 29 mars au 3 avril à Atlanta aux Etats-Unis.

L’Institut Curie, acteur de référence dans la recherche et la prise en charge des cancers, sera au rendez-vous avec une cinquantaine de médecins et médecins-chercheurs présents.  3 présentations orales et 2 posters seront réalisés par les experts de l’Institut Curie sur des recherches sur les cancers du sein et de l’ovaire, et les cancers pédiatriques.

Cancer du sein et de l’ovaire : des cellules normales du microenvironnement tumoral empêchent l’action de certains médicaments

Fatima Mechta-Grigoriou, directrice de recherche Inserm à l’Institut Curie où elle dirige l’équipe « Stress et Cancer » présentera lors de cette rencontre les résultats de deux publications majeures. Ses études portent majoritairement sur les cancers du sein et de l’ovaire et notamment le rôle des fibroblastes, des cellules de soutien, non cancéreuses, présentes naturellement dans les tissus mammaires et ovariens, qui jouent un rôle dans le développement tumoral.

Femme de science engagée pour mieux comprendre les cancers du sein et de l’ovaire, elle présentera son travail sur les cellules saines de l’organisme qui empêchent l’action de certains traitements, comme l’immunothérapie et qui jouent donc un rôle dans le développement tumoral. La chercheuse a publié dans deux revues prestigieuses : Cancer Cell[1]et Nature communication[2] ses découvertes sur les phénomènes d’immunosuppression similaires dans le cancer du sein et de l’ovaire.

« Certaines cellules de notre organisme peuvent représenter un frein majeur au fonctionnement des traitements. Dans le cas des cancers de l’ovaire, souvent diagnostiqués tard et qui touchent 4600 femmes chaque année, ces découvertes récentes constituent une étape fondamentale pour espérer contrer l’action bloquante de ces cellules sur l’immunothérapie et combattre ainsi la maladie », explique Fatima Mechta-Grigoriou.

Ces cellules sont des fibroblastes appelées CAF-S1 pour carcinoma-associated fibroblasts. Elles entravent les défenses naturelles du patient censées lutter contre la tumeur.

Fatima Mechta-Grigoriou, une femme de science engagée

Figure reconnue de la recherche contre le cancer, Fatima Mechta-Grigoriou n’a eu de cesse de mieux comprendre les cancers les plus agressifs et particulièrement les cancers du sein triple négatif (TN) pour lesquels aucune thérapie n’est disponible à ce jour. Elle a été une des premières chercheuses à créer un lien entre stress oxydant et développement tumoral.  En effet, les défenses au stress oxydatif diminuent avec l’âge, ce qui entraîne une accumulation de dérivés toxiques et favorise donc l’apparition des cancers. Ses travaux de recherche s’intéressent aux liens éventuels entre stress oxydant, vieillissement et tumeurs.

Pionnière dans son domaine de recherche dans les cancers du sein et de l’ovaire, ses nombreux travaux lui ont valu d’être récompensée du grand prix scientifique de la fondation Simone et Cino del Luca, décerné par l’Institut de France en 2018.  

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lire la suite dans le communiqué de presse (pdf dans la colonne de droite)

En savoir plus : L’Institut Curie présent au congrès de l’AACR 2019 à Atlanta