Institut Curie : une rentrée hospitalière sous le signe de l’innovation technologique et organisationnelle

Service de presse
15/09/2022
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Faire face à la pénurie de soignants, améliorer la prise en charge des patients, renforcer l’excellence de son niveau de soins, offrir à son personnel médical et soignant des conditions de travail toujours plus satisfaisantes : telles sont les ambitions quotidiennes de l’Ensemble hospitalier de l’Institut Curie. Pour y répondre, l’hôpital ne cesse d’innover : préparation de l’ouverture du nouvel hôpital à Saint-Cloud, lancement de la réflexion sur l’intégration des collaborateurs et sur la formation des managers et investissements forts en matériel de pointe rythment cette rentrée 2022. En outre, des financements publics d’envergure viennent d’être obtenus pour amplifier la recherche translationnelle et clinique de l’Institut Curie.
HAS 2022

Comme tous les hôpitaux, l’Institut Curie est confronté à un manque de personnel soignant. Pour tenter d’y remédier, nous avons mis en œuvre plusieurs campagnes de recrutement, instauré un nouveau parcours professionnel pour nos infirmières mais nous voulions aller encore plus loin. Afin d’intensifier cette dynamique, nous allons travailler dans les prochains mois à mieux intégrer nos nouveaux collaborateurs et accompagner nos managers en leur proposant une formation spécifique. Nous poursuivrons également nos investissements, notamment pour la pharmacie et la chirurgie. L’ouverture du nouvel hôpital à Saint-Cloud nous permettra également d’offrir de meilleures conditions de prise en charge, explique le Pr Steven Le Gouill, directeur de l’Ensemble hospitalier de l’Institut Curie. Dans le même temps, je me réjouis du cru 2022 des projets retenus par l’INCa qui fait la part belle aux études proposées par l’Institut Curie. Preuve une nouvelle fois de l’excellence de nos équipes de recherche à innover et développer de nouvelles thérapies pour les patients. 

Deux robots dernière génération pour la préparation automatisée des chimiothérapies

Pour renforcer la fluidité du parcours de soins des patients, le département de pharmacie vient de faire l’acquisition de deux robots différents et complémentaires pour un montant d’1 million d’euros. L’Institut Curie devient le seul centre en Europe doté d’un tel équipement de pointe pour la préparation des chimiothérapies et des immunothérapies.

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Le 1er robot (à gauche) est un APOTECAchemo® sous flux d’air laminaire, acheté au fournisseur Loccioni, et le 2ème (à droite) est un robot KIRO® Oncology, issu d’un partenariat avec la société Grifols, et qui fonctionne dans un isolateur (environnement stérile).


Cet investissement va permettre d’augmenter la part de production robotisée des chimiothérapies et des immunothérapies au sein de l’hôpital, de poursuivre l’amélioration de la sécurisation du processus de préparation de ces traitements et de faire évoluer le métier des préparateurs en les recentrant sur certaines opérations sensibles tout en réduisant leur pénibilité, se réjouit le Dr Romain-Pacôme Desmaris, chef du département de Pharmacie de l’Institut Curie.

Avec 83 000 préparations de chimiothérapies produites par an (52 000 sur le site de Paris et 31 000 sur le site de Saint-Cloud), l’Institut Curie est précurseur et leader en France dans la robotisation pharmaceutique. En projet : l’installation d’un nouveau robot dans le nouvel hôpital de Saint-Cloud qui sera inauguré début 2023.

De la chirurgie robot-assistée nouvelle génération

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Engagé dans un contrat de partenariat d’études cliniques en chirurgie avec le robot Versius de la société CMR Surgical, l’Institut Curie se dote d’un autre équipement de pointe. Equipé de quatre bras indépendants et d’une console de manipulation, Versius permet au chirurgien d’effectuer tout ou partie de l’intervention chirurgicale grâce à un pilotage à distance (en disposant d’une gamme d’instruments similaire aux outils chirurgicaux traditionnels : caméra, pinces, électrochirurgie…). Ce robot Versius permet d’aller au-delà des chirurgies mini-invasives, avec une précision et des conditions de sécurité accrues.

Les bénéfices sont multiples, précise le Dr Olivier Choussy, chef du département de chirurgie oncologique de l’Institut Curie. Diminution des douleurs post-opératoires et des risques de complications, augmentation de la chirurgie minimale invasive permettant de limiter les chirurgies ouvertes. Et côté praticiens et soignants, nous rattrapons le retard accumulé, permettant aux équipes de se mettre à niveau. L’arrivée de cette technologie aidante est une vraie avancée pour tout le bloc.

Le partenariat avec CMR fait entrer l’Institut Curie dans le champ de la recherche en robotique par le biais de deux nouvelles études cliniques.

Chacune de ces deux études devrait porter sur 50 patients sur la durée du partenariat de 2 ans. La première étude sera menée en gynécologie : en comparaison avec la chirurgie classique, la chirurgie robotisée présente-t-elle un intérêt pour les opérations d’hystérectomies ? Modifie-t-elle l’éligibilité des patients pour cette intervention ? Facilite-t-elle la prise en charge de la patiente ? La seconde étude clinique portera sur l’ergonomie du robot en lui-même permettant des gestes hybrides.

10 projets de recherche de l’Institut Curie ont été retenus dans le cadre des 4 grands programmes financés par l’INCa et la DGOS

L’Institut Curie se positionne ainsi comme un acteur national majeur dans l’obtention d’un financement au PRT-K. A noter également qu’il porte l’un des 5 projets CLIP2 2022 financés par l’Institut national du cancer et dédié à l’accès précoce aux molécules innovantes pour les patients en France.

 L’engagement des équipes de promotion à l’Institut Curie en appui des coordonnateurs participe grandement à cette réussite, souligne le Dr Véronique Gillon, directrice opérationnelle de la recherche de l’ensemble hospitalier.

  • Voir ci-après la liste des projets coordonnés par l’Institut Curie.

Liste des PHRC-K  PHRC-I et PRT-K, CLIP obtenus par l’Institut Curie en 2021 / 2022

> Intérêt du 68Ga-FAPI (Fibroblast activation inhibitor), un nouveau traceur TE-TDM, comme outil diagnostique et pronostique pour le cancer du sein triple négatif métastatique traité par chimio-immunothérapie (PHRC-I, Dr Romain David Seban)

> GROINSS-VIII – Etude internationale sur le ganglion sentinelle dans le cancer vulvaire, étude prospective de phase II (PHRC-K, Dr Virginie Fourchotte)

> PRISMM – Prévention des effets secondaires radio-induits sur la macula après mélanome choroïdien (PHRC-K, Dr Alexandre Matet)

> CAPPA – Essai de phase III, randomisé, en ouvert, évaluant le pembrolizumab plus capecitabine versus pembrolizumab seul en traitement post-opératoire pour le cancer du sein triple négatif avec maladie résiduelle après une chimiothérapie néo-adjuvante (PHRC-K, Dr Jean-Yves Pierga, promotion Unicancer)

> Evaluation du fractionnement temporel de la dose dans la protonthérapie flash (PRT-K, Dr Pierre Verrelle)

> Analyse combinée de biomarqueurs et de critères radiologiques pour une meilleure définition de la réponse thérapeutique des lymphomes cérébraux primitifs (PRT-K, Dr Carole Soussain)

> Prédiction de la survie chez les patients avec un cancer de la vessie traités par chimiothérapie néoadjuvante avant cystectomie (PRT-K, Yves Allory)

> Signatures des réponses à l’immunothérapie dans les cancers des voies biliaires (IMMUNOBIL-SIGN) : étude ancillaire de l’étude de phase II IMMUNO-BIL PRODIGE 57 (PRT-K, Dr Cindy Neuzillet)

> Traçage des réseaux cellulaires associés à la réponse clinique à l’immunothérapie dans le cancer du sein triple négatif (PRT-K, Dr Emanuela Romano)

> Etude POP ART : Etude de phase I sur l’association du M1774 (inhibiteur oral d’ATR) et du PLX038 (inhibiteur de Topo1) chez des patients atteints d’un cancer du sein triple négatif avancé ou d’un cancer avancé avec mutation ATM (CLIP, Pr François-Clément Bidard).

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