Ouverture du nouveau bloc opératoire intégré doté des meilleures technologies médicales

Catherine Goupillon
11/07/2018
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Une organisation et des équipements dernier cri pour une chirurgie du XXIe siècle.
bloc

Après deux années de travaux, le bloc opératoire de l’Institut Curie fait peau neuve. Conçu sur un modèle intégré, il permet un lien direct avec toutes les fonctions médicales associées, comme l’imagerie, mais aussi toutes les fonctions numériques (vidéo, sonorisation, lumière, automatisation…).

Avec ses 11 salles, dont une entièrement dédiée à la radiologie interventionnelle, le bloc du site parisien de l’Institut Curie devient l'un des plus importants en France.

« L’évolution se voit au premier coup d’œil :  les écrans, les tables d’opération et les équipements de haute technologie révèlent toute la technicité de ces 11 nouvelles salles. Les locaux sont plus lumineux, plus vastes et permettent un meilleur confort des patients et des professionnels », se réjouit le Pr Pierre Fumoleau, directeur de l’Ensemble hospitalier de l’Institut Curie.

La surface globale du bloc double, passant de 1 200 à près de 2 700 m2. Le nombre de salles passe lui de 6 à 11. Et bien sûr, l’ensemble des équipements du bloc opératoire est entièrement renouvelé pour un matériel ultra performant.

 « Je suis plus que fière et très heureuse de l’aboutissement de ce projet », se félicite le Pr Nathalie Cassoux, chef du département de chirurgie de l’Institut Curie, qui a porté ce projet avec l’encadrement et l’ensemble du personnel depuis le début et tout au long des deux longues années de travaux.

 « Ce vaste projet très ambitieux a été mené dans le cadre du projet d’établissement MC21 et a mobilisé 10 millions d’euros », précise le Pr Thierry Philip, président du directoire de l’Institut Curie.

 

Sécurité, espace et confort 

Le premier atout de ce bloc opératoire d’une nouvelle ère est son caractère dit « intégré ». Autrement dit, il regroupe dans un même ensemble tous les espaces participant à l’activité chirurgicale : accueil des patients, salles d’opérations, salle de réveil et jusqu’aux vestiaires du personnel. Les accès sont réservés aux seules personnes autorisées et les lieux ainsi isolés du monde extérieur sont parfaitement sécurisés vis-à-vis du risque infectieux notamment. Cette intégration favorise également à la fois un parcours plus fluide et donc plus serein pour les patients et des conditions de travail plus aisées pour les professionnels qui n’auront plus à « courir » d’une salle ou d’un étage à un autre.

Haute technologie du sol au plafond

L’ensemble, conçu et équipé par la société Maquet, est composé de cloisons et plafonds modulables préfabriqués puis assemblés sur place. La structure est donc évolutive. Les panneaux en acier inoxydable peints sont fabriqués en Allemagne. Ce matériau durable est également facile d’entretien afin de réduire au maximum le risque d’infections nosocomiales.

Chaque salle d’opération est équipée d’un système vidéo Tegris qui permet d’afficher des images sur de grands écrans muraux ou suspendus. Le chirurgien peut ainsi accéder au dossier médical du patient et en particulier à ses examens d’imagerie tout au long de l’intervention.

Une caméra filme quant à elle le champ opératoire ou est relié au microscope chirurgical pour permettre aux infirmières de salle et aux anesthésistes de suivre le déroulement de l’intervention. Ces images peuvent également être routées à l’extérieur, vers un amphithéâtre par exemple, à des fins d’enseignements. Dans une des premières salles ouvertes, le Dr Sylvie Bonvalot a ainsi retransmis et commenté en direct une chirurgie de sarcome complexe lors du dernier Congrès médical E-Surge. Images et séquences vidéos peuvent bien sûr aussi être enregistrées pour être utilisée pour l’enseignement.

Un accueil optimal

Ce nouveau bloc opératoire est conçu pour recevoir les malades dans des conditions optimales. La nouvelle organisation permet de réduire au maximum les temps d’attente et améliore nettement le confort des patients.

La petite chirurgie, comme les ablations de sites implantables, réalisée en externe, bénéficie d’un circuit ultracourt via une salle d’opération à proximité directe du bloc.

Les patients en chirurgie ambulatoire peuvent se déshabiller dans l’unité dédiée avant d’être accompagnés, à pied, par un brancardier jusqu’au bloc. De même pour les patients entrants à J0, le jour de leur intervention, avant une hospitalisation conventionnelle. Tous peuvent patienter en musique dans de fauteuils confortables et dans des espaces intimes et conviviaux.

Certains murs du bloc affichent d’immenses photographies de nature (cours d’eau, plages, verdure…) qui donnent aux lieux une atmosphère apaisante et évitent le sentiment d’enfermement.

Pour le personnel aussi, le confort est largement amélioré avec la création de nouveaux vestiaires. Ils sont reliés au bloc opératoire dans un ensemble sécurisé et réservé aux professionnels du bloc. Les infirmières et infirmiers disposent désormais également d’une salle de réunion et de repos flambant neuve au sein de ce bloc central.

Soigner plus

Ce nouveau bloc permettra aussi à l’Institut Curie d’accueillir davantage de patients. « Plus de 12 000 malades sont déjà opérés chaque année à Paris, dont plus de 5 000 pour un cancer du sein, mais aussi 800 interventions pour des tumeurs ORL, digestives, gynécologiques ou ophtalmologiques, plus de 200 cancers cutanés et 180 sarcomes et autres tumeurs complexes. Sans compter les 2 000 poses de sites implantables », détaille le Pr Nathalie Cassoux.

L’équipe d’ORL a été renforcée et l’activité de chirurgie plastique est amenée à se développer pour ces cancers comme pour les reconstructions mammaires.

Une salle d’opération est entièrement dédiée à la radiologie interventionnelle. Jusqu’à présent, cette activité était pratiquée dans le département de radiothérapie.

« Intégrer les radiologues à l’équipe de chirurgie va grandement faciliter l’essor de ces techniques qui se développent déjà beaucoup (biopsies radioguidées ou échoguidées, traitement des métastases hépatiques par radiofréquence, des métastases osseuses par cimentoplastie…). Et demain, de nouvelles techniques comme l’injection de nanoparticules dans diverses tumeurs sont attendues », commente Nathalie Cassoux.

Ce bloc opératoire parmi les plus importants et les plus modernes de l’Hexagone, assurera à l’Institut Curie de conserver sa place de n° 1 en France pour la prise en charge des cancers du sein, de rester le meilleur d’Europe pour les cancers oculaires et les sarcomes, et de déployer toute son expertise sur les cancers ORL.

 

Chiffres clés

  • 11 salles opératoires
  • 16 lits en salle de réveil
  • 2 700 m2 de surface totale
  • 10 millions d’euros de coût global

L’ouverture de ce nouveau bloc opératoire s’inscrit dans un plan d’investissement plus large de 170 millions d’euros, financé sur fonds propres par l’Institut Curie, pour permettre d’ici 2022 la rénovation complète de l’ensemble de ses bâtiments de recherche et de soins et la construction de nouvelles surfaces sur chacun de ses 3 sites, à Paris, Saint-Cloud et Orsay. 

Ce vaste programme immobilier est lui-même au cœur du projet d’établissement MC21 qui vise à inventer la cancérologie du 21ème siècle en faisant de l’Institut Curie un Comprehensive Cancer Center de rang mondial.

 

Communiqué de presse
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