Une stratégie inédite contre le cancer du sein triple négatifs

Valérie Devillaine
15/07/2019
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Etre prêt à proposer le meilleur traitement à une patiente, avant même l’apparition d’une récidive de son cancer, c’est l’ambition du projet d’Elisabetta Marangoni qui vient de recevoir une aide de 150 000 euros issus de la générosité du public.
Elisabetta Marangoni

Les cancers dits triple-négatifs représentent environ 15 % des cancers du sein. Ils sont parmi les plus difficiles à soigner. Après un traitement combinant chimiothérapie préopératoire et chirurgie, certaines patientes récidivent, de quelques mois à quelques années après la chirurgie.

La recherche biomédicale dispose aujourd’hui de nouveaux outils précliniques, les xénogreffes dérivées des patientes, créés à partir des tumeurs obtenues de la chirurgie et qui pourraient bien devenir des armes contre ces cancers.

Concrètement, grâce à ces modèles précliniques personnalisés, les chercheurs peuvent identifier des nouvelles cibles thérapeutiques et tester différents traitements (chimiothérapies et thérapies ciblées) de façon à être prêts, en cas de récidive, à donner le traitement le plus efficace à la patiente.

Ils peuvent également utiliser ces xénogreffes pour découvrir des biomarqueurs prédictifs de réponse ou résistance à un traitement donné.

La faisabilité de cette démarche va être va être testée dans un essai prospectif grâce à un financement dans le cadre d’un PIC3i (Programme incitatif et coopératif, interdisciplinaire, inter-domaines et inter-établissement), programme réservé aux idées les plus innovantes et nécessitant la participation de plusieurs disciplines, équipes et services. Ainsi, Elisabetta Marangoni va bénéficier de l’aide du Dr Florence Coussy, oncologue médicale, d’Ivan Bièche, généticien, du Pr Fabien Reyal, chirurgien et des médecins pathologistes.