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Laboratoire

Cancer du testicule : un cancer rare et de très bon pronostic

Emilie Gillet
13/05/2020
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Exclusivement masculin, le cancer du testicule se distingue très nettement de celui de la prostate par sa rareté, son âge de survenue – en général chez des hommes entre 20 et 35 ans –, ainsi que son excellent pronostic.

La tumeur se développe le plus souvent à partir des cellules qui produisent les spermatozoïdes : on parle de tumeur germinale. Elle se manifeste par une masse anormale lors de la palpation. Dans tous les cas, l’ablation chirurgicale du testicule est le traitement initial.

Ensuite, selon le stade évolutif de la tumeur, soit on met en place une surveillance active, soit il est nécessaire de compléter le traitement par une chimiothérapie ou une radiothérapie. Dans ce cas, un recueil de sperme est proposé avant le début des traitements, afin de prévenir d’éventuelles conséquences de ceux-ci sur la fertilité des patients.

Pour la majorité des cancers du testicule, le taux de survie à 5 ans dépasse les 80 à 90 %. Aujourd’hui, les essais cliniques se concentrent sur les formes les plus avancées de ces cancers et la personnalisation des chimiothérapies.

Des thérapies ciblées sont quant à elles envisagées pour les formes récidivantes. Plus généralement, les épidémiologistes essayent de comprendre pourquoi l’incidence des tumeurs du testicule et plus généralement celle des cancers urologiques sont en augmentation.

Quelle est l’influence de l’environnement, particulièrement des perturbateurs endocriniens et de l’exposition professionnelle à des agents chimiques ? Pourquoi de telles disparités entre hommes et femmes pour les cancers du rein et de la vessie ? En plus de mettre au point des prises en charge de plus en plus personnalisées, l’enjeu de la recherche est aussi de comprendre le développement de ces tumeurs particulières afin de mieux les prévenir.