ASCO 2026

Cancer du sein : Un nouveau radiotraceur pour suivre l’évolution tumorale et détecter les rechutes

28/05/2026

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Cancer du sein : Un nouveau radiotraceur pour suivre l’évolution tumorale et détecter les rechutes Institut Curie

Les TEP-scanners (tomographie par émission de positrons) sont fréquemment utilisés en cancérologie pour cartographier la maladie (permettant de visualiser l’extension des cancers ou les effets des traitements). Le plus souvent, ces méthodes d’imagerie métabolique utilisent le 18F-FDG : un traceur radioactif qui se fixe aux cellules les plus consommatrices de sucre, telles que les cellules cancéreuses. Mais d’autres radiotraceurs plus spécifiques et/ou plus sensibles sont à l’étude. C’est le cas dans l’étude française (ESTROTIMP), portée par l’Institut Curie et promue par General Electrics, menée auprès de patientes atteintes de cancers du sein hormonodépendants métastatiques. ESTROTIMP vise à évaluer l’impact de l’utilisation d’un TEP-scanner utilisant un autre radiotraceur : le 18F-FES (capable de détecter l’évolution de la tumeur à travers la perte du récepteur aux œstrogènes, signe de rechute). Ainsi, les médecins répertoriaient le traitement qu’ils auraient donné avant de réaliser un scanner FES. Puis, selon le résultat obtenu sur le scanner FES, l’oncologue modifiait ou non le traitement prévu initialement et donc la prise en charge des patientes. Sur les 153 patientes incluses dans l’étude, la prise en charge thérapeutique a été modifiée pour plus de 35 % d’entre elles, dépassant largement le critère principal d’évaluation de l’étude. 

 

« Ces résultats montrent stratégie de TEP-scanner FES ouvre la voie à de meilleurs diagnostics, de meilleures prédictions, mais également de nouveaux traitements », se réjouit le Pr François-Clément Bidard. « Ils s’inscrivent pleinement dans une approche d’oncologie adaptive grâce au suivi de l’évolution tumorale et de la réponse au traitement par l’image ».
 

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