Facteurs de risque: cancer de l'ovaire

Comprendre et mesurer la douleur du patient

Emmanuelle Manck
04/06/2019
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Quand un patient atteint de cancer a mal, le médecin procède à une véritable enquête pour le soulager le plus efficacement possible.

Les douleurs liées aux soins peuvent être prévenues efficacement. La douleur cancéreuse chronique nécessite une évaluation continue pour adapter le traitement antalgique en fonction du diagnostic.

Douleur cancéreuse ou pas ?

Toute douleur apparaissant au cours d’un cancer exige une exploration : une douleur de dos chez une personne âgée peut être une arthrose, mais aussi un cancer du pancréas ou une métastase provenant du sein, ou de la prostate.

Mal à quel point ?

La douleur est une sensation abstraite rapportée par le patient. Contrairement à la fièvre ou l’hypertension qui peuvent être mesurées à l’aide d’outils tels que le thermomètre ou le tensiomètre donnant des résultats objectifs, la douleur est mesurée à l’aide d’échelles qui donnent des résultats subjectifs cités ci-dessous :

  • L’échelle verbale simple (pas de douleur, douleur faible, moyenne, forte, très forte) et l’échelle numérique allant de 0 à 10 (0 : pas de douleur. 10 : douleur extrême). Interrogé, le patient donne au soignant le niveau de la douleur telle qu’il la ressent.
  • Il existe des échelles spécifiques pour les enfants et pour les personnes qui ont du mal à communiquer. Ces échelles tiennent compte du comportement, des plaintes, et de la mimique des patients.

Mal quand et depuis quand ?

Le patient est interrogé sur la durée de la douleur et son mode d’apparition (brutal ou progressif). Il peut rapporter une douleur de fond avec des "crises aiguës" intermittentes. Il doit décrire les circonstances déclenchantes pour aider au diagnostic et au traitement.

Mal où et comment ?

Le médecin prend en compte la localisation de la douleur et le type de douleur que son patient rapporte. En cas de douleur nociceptive, le patient évoque des torsions, des pesanteurs, des étirements. En cas de douleur neuropathique, le patient parle de brûlures, de fourmillements, de décharges électriques, des picotements, mais aussi de sensation de chaud, ou de froid, ou une sensibilité au contact. Les douleurs mixtes associent les deux familles de symptômes. Le médecin prend également en compte le vécu de la douleur: est-elle inquiétante, déprimante, pénible, accablante ?

L’ensemble de ces indications permet au médecin de proposer un traitement adapté, le plus efficace possible.