Cancers ORL

Campagne Rouge Gorge : l’Institut Curie se mobilise contre les cancers de la gorge

27/03/2026

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Campagne Rouge Gorge : l’Institut Curie se mobilise contre les cancers de la gorge

Multiples et aux symptômes variés, les cancers de la gorge, appelés aussi cancers ORL ou des voies aérodigestives supérieures (VADS), touchent plus de 15 000 personnes en France chaque année. Cela correspond à 41 personnes diagnostiquées chaque jour. La campagne Rouge Gorge a pour objectif de sensibiliser le grand public à ces cancers : facteurs de risque, signes d’alerte, traitements et perspectives prometteuses pour améliorer le diagnostic, la prise en charge et le pronostic.

Les cancers de la gorge : symptômes et dépistage

Les cancers de la gorge font partie des cancers ORL (oto-rhino-laryngés), également appelés :

  • cancers de la tête et du cou
  • ou encore cancers des voies aérodigestives supérieures (VADS).

Ils se développent au niveau des lèvres, de la bouche, du pharynx (nasopharynx, oropharynx, hypopharynx), du larynx ou encore des fosses nasales, des sinus ou des glandes salivaires.

En évoluant, ils peuvent être accompagnés de symptômes très variables, selon leur localisation :

  • une douleur continue à un endroit précis, des douleurs pour déglutir (odynophagie), des difficultés pour avaler (dysphagie), un mal de gorge ou d’oreille persistant ;
  • des plaques et lésions au niveau de la langue ou de la muqueuse de la bouche, par exemple une plaie des lèvres ou de la langue qui ne guérit pas, des plaques blanches (leucoplasies) ou rouges (érythroplasies) qui ne régressent pas ;
  • des ganglions dans le cou, ils correspondent à une grosseur au niveau du cou (ganglion augmentant progressivement de volume et pouvant être douloureux ou non) ;
  • d’autres symptômes peuvent exister : une sensation persistante de « nez bouché » d’un seul côté, un enrouement se prolongeant au-delà de deux semaines (dysphonie), une toux persistante, des difficultés à respirer (dyspnée), une perte de poids, de la fatigue...
     

Si certains de ces symptômes durent plus de 3 semaines, il est recommandé de consulter son médecin généraliste, quel que soit l’âge de la personne, en vue d’une orientation vers une consultation ORL ou maxillo-faciale.

Cette consultation spécialisée a pour objectif de réaliser un examen complet des voies aérodigestives supérieures (VADS). Elle doit être organisée rapidement (dans les 15 jours), si possible directement par le médecin généraliste, afin de ne pas retarder la mise en œuvre du traitement.

Pour tout savoir sur les cancers de la gorge et la campagne Rouge-Gorge

 

 

La prévention des cancers de la gorge

La consommation de tabac et d’alcool est responsable de la grande majorité des cas de cancers ORL. 

Néanmoins, les papillomavirus humains (HPV) sont impliqués dans 40 à 60 % des cancers de l’oropharynx (région des amygdales). Ces cancers surviennent en moyenne environ cinq ans plus tôt que ceux associés au tabac et à l’alcool.
Une vaccination existe contre les HPV. Elle doit être réalisée dès l’adolescence, chez les filles comme chez les garçons.

La vaccination HPV : des milliers de cancers évitables chaque année

 

 

La prise en charge des cancers ORL à l’Institut Curie

L’équipe du service de chirurgie ORL de l’Institut Curie, présente sur les sites de Paris et de Saint-Cloud a une expertise dans les cancers de la tête et du cou : prévention, dépistage, chirurgie, reconstruction. En collaboration multidisciplinaire (radiothérapeutes, oncologues, soins de support, dentiste, radiologues), elle propose aux patients un parcours personnalisé et innovant à chaque étape de la prise en charge, du diagnostic aux traitements et à la surveillance. Elle est aussi très impliquée dans la recherche.

En savoir plus sur la prise en charge des cancers ORL à l’Institut Curie 

 

Découvrez le témoignage de Maxime, soigné pour un cancer de la gorge à l’Institut Curie

« Je me suis tout de suite demandé pourquoi ? J’ai un mode de vie très sain, je ne fume pas, je ne bois pas et fais du sport régulièrement. Pas de chance, mon cancer est en fait lié à une infection au HPV et à mon époque on ne vaccinait que les filles car on pensait que les garçons ne pouvaient pas être touchés. » Maxime

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