Actualité - Cancers du sein

Etude CANTO et cancer du sein : vers une meilleure prise en charge des effets secondaires

Valérie Devillaine
21/10/2019
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L’étude CANTO a pour objectif d’étudier « tous » les effets secondaires à long terme de « tous » les traitements du cancer du sein. Les médecins et chercheurs à sa tête viennent d’en révéler la méthodologie, afin qu’elle serve de référence à leurs travaux ultérieurs.
Essai clinique consultation

CANTO pour CANcer TOXicities est une étude unique au monde !

C’est la seule à référencer les effets secondaires du cancer du sein et des traitements, quel que soit le traitement, contrairement aux essais cliniques qui s’intéressent aux conséquences d’un médicament particulier 

se félicite le Dr Paul Cottu, chef adjoint du département d’oncologie médicale à l’Institut Curie.

L’Institut est le premier centre « recruteur » de cette étude, puisqu’il suit 2 000 des 12 000 patientes participant à cette étude financée par Unicancer.

Les cancers se soignent de mieux en mieux et de plus en plus d’anciennes patientes vivent de longues années après l’arrêt des traitements. Seulement, certaines souffrent de douleurs, de troubles neurologiques, de fatigue, de difficulté à avoir des enfants, à reprendre leur travail… C’est ce que CANTO se propose de mieux connaître et comprendre.

CANTO a la particularité de s’intéresser à tous les symptômes et conséquences des traitements et de s’appuyer sur un recueil initial des symptômes des patientes, avant traitement, pour avoir un point de référence. Le suivi longitudinal des patientes est prévu sur cinq ans, et nous allons essayer de le prolonger sur dix ans 

détaille le Dr Cottu

L’étude CANTO est qui plus est couplée à d’autres études dites « ancillaires » : sur l’observance thérapeutique, le microbiome intestinal… Enfin, CANTO comporte un volet biologique : les données génétiques et protéomiques des patientes sont étudiées pour découvrir des éléments prédictifs de telle ou telle toxicité.

À terme, CANTO devrait permettre de mieux informer les patientes sur ces toxicités, adapter les traitements quand cela est possible, ou dépister ces effets secondaires et les prendre en charge précocement.

L’étude CANTO ouvre la voie à de nombreuses collaborations internationales et la publication de cet article devrait les développer davantage 

conclut le Dr Cottu

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