Actualité - Institutionnel

Quatre nouvelles équipes au Centre de recherche

Valérie Devillaine
04/02/2019
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En ce début 2019, Stéphanie Descroix, Hélène Salmon Wolfgang Keil et Thomas Walter vont prendre la tête de leur propre équipe de recherche à l’Institut Curie. Une nouvelle gouvernance synonyme de nouvel élan pour des thématiques prometteuses.
Nouvelles équipes 2019

Tout d’abord, Stéphanie Descroix prend la relève de Jean-Louis Viovy, désormais chercheur émérite, pour piloter deux types de projets de biophysique au sein du Laboratoire de physico-chimie Curie (UMR 168 CNRS). L’équipe reste à l’Institut Pierre-Gilles de Gennes (IPGG) à deux pas de la rue d’Ulm et y développera d’abord de nouveaux outils de microfluidique. Elle analysera ainsi notamment certains biomarqueurs circulants, ces molécules présentes dans le sang qui témoignent de la présence d’un cancer, de son évolution ou de l’efficacité d’un traitement. Par ailleurs, son équipe développera des organes sur puces. Grâce à ces systèmes miniatures et contrôlables à volonté, les chercheurs peuvent déterminer l’influence de chaque paramètre des conditions de vie des cellules ou des tumeurs. Le plateau technique exceptionnel de l’IPGG permet ainsi aux biologistes, aux cliniciens comme aux biophysiciens de trouver réponses à de nombreuses questions.

Hélène Salmon a elle remporté un appel d’offres international pour la création d’une nouvelle équipe au sein de l’unité Immunité et cancer (Inserm U932). L’immunité est un thème cher à l’Institut Curie et les immunothérapies qui en découlent sont en passe de changer la donne pour un grand nombre de patients souffrant de cancers même avancés. Hélène Salmon et ses collègues se pencheront dès le printemps 2019 sur les échanges de signaux entre les cellules du stroma, tissu de soutien des organes et des tumeurs, et les cellules immunitaires chargées de préserver l’intégrité de l’organisme. Pour ce faire, l’équipe bénéficiera notamment d’un financement d’1,5 million d’euros sur cinq ans accordé par la Fondation ARC à celle considérée comme un « leader de demain en oncologie ».

Le biophysicien Wolfgang Keil a lui aussi répondu à un appel international pour la création d’une nouvelle équipe au sein de l’UMR168. Abrité par l’IPGG, ce groupe de chercheurs aura vocation à approfondir les connaissances concernant la biologie du développement. Lors de ces premières étapes de la vie d’un organisme multicellulaire, des divisions en cascade à partir d’une cellule unique donne naissance à une immense variété de cellules, spécialisées dans les différentes fonctions nécessaires à l’organisme adulte. La conviction du jeune chef d’équipe : « Les concepts mathématiques et physiques sont indispensables pour comprendre précisément comment l’action conjointe de réseaux de gènes et de facteurs environnementaux conduit à l’émergence des formes biologiques ».

Thomas Walter, enfin, reprend, par intérim, les rênes de l’équipe de Jean-Philippe Vert au sein du Centre de bioinformatique de Mines-ParisTech, en partenariat avec l’Institut Curie et l’Inserm (U900). Ce large groupe déjà constitué et expérimenté de 13 personnes devrait donc continuer à développer des méthodes de machine learning et d’intelligence artificielle au service de la biologie et de la santé. Ainsi, le chercheur « fait parler » les big data : ces gigantesques quantités de données, chiffres et informations hétérogènes délivrées aujourd’hui par les examens biologiques et génomiques. L’intelligence artificielle permet, et permettra encore mieux demain, d’y découvrir des biomarqueurs, d’assister les médecins dans leurs diagnostics et de mieux prescrire les traitements personnalisés.