Distinction

Le Dr Raphaël Rodriguez lauréat du 54e Prix Fondation ARC Léopold Griffuel

24/04/2026

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Raphaël Rodriguez

Le 23 avril 2026, le Dr Raphaël Rodriguez a reçu le Prix Fondation ARC Léopold Griffuel en recherche translationnelle et clinique. Directeur de recherche CNRS et chef d’équipe à l’Institut Curie, il est récompensé pour ses travaux qui explorent la ferroptose, une forme de mort cellulaire dépendante du fer, afin de cibler des cellules tumorales résistantes.

Attribué par la Fondation ARC pour la recherche sur le cancer, le Prix Fondation ARC Léopold Griffuel distingue chaque année des chercheurs dont les travaux ouvrent des perspectives majeures en cancérologie. Doté de 200 000 euros par catégorie, il récompense des contributions scientifiques ayant un fort potentiel d’impact pour les patients.

Le 23 avril 2026, le Dr Raphaël Rodriguez s’est vu décerner ce prix dans la catégorie recherche translationnelle et clinique, conjointement avec le Pr Marcus Conrad (Helmholtz Center Munich, Allemagne). Tous deux sont distingués pour leurs travaux sur la biologie du fer et la ferroptose, un champ de recherche qui suscite un intérêt croissant car cette voie de mort cellulaire permet d’éradiquer des cellules tumorales résistantes aux traitements conventionnels.

Directeur de recherche CNRS, directeur adjoint de l’unité de recherche Chimie biologie des cancers (Inserm U1339 / CNRS UMR3666) et chef de l’équipe Biomédecine au sein de cette unité, à l’Institut Curie, le Dr Raphaël Rodriguez développe une recherche à l’interface de la chimie et de la biologie. Ses travaux visent à comprendre comment les cellules tumorales modifient leur état pour s’adapter et résister aux traitements. Son équipe s’intéresse en particulier aux cellules métastatiques et aux formes tumorales les plus agressives. Elle a montré que le fer, indispensable à l’adaptation de ces cellules, peut aussi constituer une vulnérabilité.

L’équipe a inventé une nouvelle classe de molécule à visée thérapeutique, nommée fentomycine, qui exploite cette abondance de fer et induit la ferroptose, une forme de mort cellulaire liée à l’accumulation de dommages oxydatifs des membranes cellulaires induite par le fer. Cette nouvelle modalité thérapeutique a été récemment mise en lumière dans une étude publiée dans Nature, et largement relayée dans la presse nationale, notamment dans Le Monde, L’Express et Time.

Déjà validée dans des modèles précliniques avancés, cette approche ouvre des perspectives prometteuses, notamment pour des cancers difficiles à traiter comme les sarcomes ou les cancers du pancréas.