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Département Drug Development and Innovation (D3i)

Chef de département
Pr Christophe Le Tourneau

Cheffe de service de l’UnitĂ© d’investigation clinique 
Dr Marie-Paule Sablin (Ensemble hospitalier)

Département D3i

Le département Drug Development and Innovation (D3i) dédié aux essais cliniques précoces, a été créé en 2018 à l’Institut Curie sous la direction du Pr Christophe Le Tourneau. Ses objectifs ? Augmenter le nombre d’essais précoces, de patients inclus, mais aussi avoir une meilleure visibilité auprès des industriels.

RĂ©aliser un essai prĂ©coce (ou essai de phase I), c’est tester pour la première fois en conditions rĂ©elles chez des malades, une nouvelle molĂ©cule dĂ©jĂ  testĂ©e in vitro ou chez l’animal, ou bien un mĂ©dicament dĂ©jĂ  connu mais qui va ĂŞtre utilisĂ© dans une nouvelle stratĂ©gie, par exemple dans un autre type de cancer (nouvelle indication), ou combinĂ© avec une autre molĂ©cule (association). Concrètement, il s’agit de s’assurer de la sĂ©curitĂ© et de la faisabilitĂ© d’un nouveau traitement et de dĂ©terminer la dose optimale en le testant chez quelques dizaines de personnes malades, souvent en rechute dans le cas de cancer. 

A l’Institut Curie, ces essais précoces se déroulent au D3i. Le département propose une surveillance médicale rapprochée et pluridisciplinaire des patients, avec des protocoles scientifiques stricts et une prise en charge spécifique. La réalisation de ces essais est assurée par une équipe dédiée (infirmières, médecins dédiés, aides-soignants, etc.) au sein de deux Unités d’Investigation Clinique (UIC) à Paris et à Saint-Cloud.

Tout l’enjeu de la lutte contre le cancer aujourd’hui, c’est la mĂ©decine de prĂ©cision. En effet, pour combattre les cancers les plus rĂ©sistants, il faut s’intĂ©resser, non plus seulement Ă  l’organe ou au tissu dans lequel il se dĂ©veloppe, mais aux types de mutations qui le caractĂ©risent. Ainsi, les traitements les plus innovants, thĂ©rapies ciblĂ©es et immunothĂ©rapies principalement, reposent sur des altĂ©rations molĂ©culaires rares, retrouvĂ©es chez un petit nombre de patients. Pour savoir quel traitement proposer Ă  tel ou tel patient, il est donc indispensable d’établir le profil molĂ©culaire de sa tumeur. A l’Institut Curie, toutes les expertises sont Ă©troitement liĂ©es pour pouvoir rechercher ces altĂ©rations et proposer aux patients les traitements les plus adaptĂ©s et les plus pertinents. 

A l’Institut Curie, tous les acteurs de la recherche clinique se retrouvent chaque semaine pour établir la carte génétique de la tumeur du patient. Cette réunion de concertation pluridisciplinaire dite "RCP moléculaire", coordonnée par Maud Kamal, cheffe de la cellule de coordination scientifique, est à la fois le cœur de l’activité du D3i et la raison pour laquelle les promoteurs (institution de recherche privée ou publique, firme pharmaceutique) font confiance à l’Institut Curie dans la réalisation d’essais précoces.

L’objectif de cette rĂ©union pluridisciplinaire (oncologues, pathologistes, biologistes, radiologues interventionnels…) est d’offrir une alternative aux patients dont les tumeurs ont mĂ©tastasĂ©, qui ne rĂ©pondent plus aux traitements classiques ou qui souffrent d’une forme de cancer rare. Concrètement, les prĂ©lèvements et les analyses molĂ©culaires sont effectuĂ©s puis les biologistes des unitĂ©s de pharmacogĂ©nĂ©tique et de gĂ©nĂ©tique somatique de l’Institut Curie interprètent les rĂ©sultats afin de dĂ©terminer si la tumeur prĂ©sente une altĂ©ration pour laquelle un traitement est disponible dans le cadre d’un essai clinique. Ceci se fait en lien Ă©troit avec le PĂ´le de mĂ©decine diagnostique et thĂ©ranostique dirigĂ© par Dr Anne Salomon et le service de gĂ©nĂ©tique avec le Pr Ivan Bièche en tant que biologiste rĂ©fĂ©rent. Le D3i participe activement au dĂ©ploiement de la plateforme de sĂ©quençage Ă  très haut dĂ©bit SEQOIA pilotĂ©e par l’AP-HP, l’Institut Curie et Gustave Roussy. 

  • Soignants et chercheurs ne sont pas les seuls acteurs de la recherche clinique. A leurs cĂ´tĂ©s, les biostatisticiens conçoivent la mĂ©thodologie des essais cliniques et analysent l’important flot de donnĂ©es collectĂ©es dans les bases de donnĂ©es grâce aux data managers. Les chefs de projets participent Ă  l’élaboration des Ă©tudes et leur suivi budgĂ©taire et les attachĂ©s de recherche clinique collaborent au recueil des donnĂ©es et au suivi des protocoles de recherche. 
  • L’INCa a participĂ© au dĂ©ploiement des essais prĂ©coces en France depuis 2010 (soutien logistique et financier) par la crĂ©ation de 15 centres labellisĂ©s INCa de phase prĂ©coce (CLIP²). La labellisation de l’Institut Curie a Ă©tĂ© renouvelĂ©e en 2018. La HAS, quant Ă  elle, dĂ©livre une autorisation de lieu pour la rĂ©alisation des essais de phase I de première administration chez l’homme dits "first-in-human". Le D3i a l’autorisation de l’HAS sur le site de Paris pour les essais de phase I first-in-human.

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