Sarcomes

Valérie Devillaine
15/03/2017
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L’Institut Curie est un des cinq premiers sites au monde en matière de prise en charge des sarcomes des tissus mous. Centre référent, il se doit de développer une recherche translationnelle en vue d’améliorer les connaissances et les soins sur cette pathologie relativement rare.
chercheuse-hotte

Les sarcomes des tissus mous se développent dans les tissus de soutien qui relient les différentes structures du corps ou constituent la paroi des organes. Ce cancer peut donc survenir dans de nombreuses parties de l’organisme. Le traitement de référence au stade initial est la chirurgie, qui peut parfois être très lourde. La chirurgie peut être précédée ou suivie d’une radiothérapie et/ou d’une chimiothérapie.

En termes de recherche clinique, l’Institut Curie participe aux développements de certaines familles de nanoparticules, notamment les nanoparticules d’hafnium (NBTXR3) développées par Nanobiotix. Une fois injectées dans la tumeur, ces molécules peuvent démultiplier l’effet des rayonnements sans atteindre les tissus avoisinants.

Les essais cliniques de phase I/II, ont permis d’évaluer la tolérance de l’injection de nanoparticules d’hafnium (NBTXR3) dans la tumeur avant la radiothérapie. Désormais terminée, cette première phase d’essais cliniques va être suivie d’une évaluation de l’efficacité de ces nanoparticules.

Par ailleurs, pour aller encore plus loin, les réflexions en matière de recherche translationnelle ont été amorcées au sein de l’Institut Curie et seront renforcées sous l’impulsion du chercheur Josh Waterfall qui va créer une équipe SiRIC dédiée.

Les sarcomes étant des cancers rares, la recherche sur ces maladies est souvent difficile et assez peu développée. Avec l’arrivée de cette équipe à la double compétence en biologie et en bioinformatique, il sera possible d’analyser plus d’échantillons tumoraux, d’impliquer plus de patients dans les essais cliniques et de travailler ensemble efficacement. Les objectifs de ces recherches seront :

  • d’améliorer la compréhension des mécanismes biologiques liés à la transformation maligne des cellules de soutien et du développement de ces tumeurs complexes,
  • de préciser le classement des sarcomes par la caractérisation de leur profil génétique.

Ces recherches devraient permettre d’améliorer le diagnostic et d’ouvrir la voie à des traitements nouveaux ou plus adaptés.