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Chirurgie des cancers : l’Institut Curie au-dessus des seuils minimaux réglementaires fixés par l’Agence Régionale de Santé

13/04/2026

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Chirurgie des cancers : l’Institut Curie au-dessus des seuils minimaux réglementaires fixés par l’Agence Régionale de Santé

L'année passée, 14 449 séjours en chirurgie ont été réalisés à l’Institut Curie dont 9187 séjours en ambulatoire. Alors que la réforme des seuils d’activité minimale en chirurgie oncologique est entrée pleinement en vigueur en 2025, l’Institut Curie affiche des volumes d’activité largement supérieurs aux exigences réglementaires.

L’Institut Curie est le premier centre en France pour les traitements chirurgicaux du cancer du sein (environ 4 000 cas traités par an), les cancers de l’œil (entre 500 et 600 cas en France par an, dont 80 % sont pris en charge par l’Institut) et les sarcomes rétropéritonéaux (environ 80 cas/an traités pour ces cancers rares). Il est également internationalement reconnu pour la prise en charge des cancers ORL (nez, bouche, gorge), les cancers de la thyroïde, les sarcomes des tissus mous des membres et de l’abdomen (tissus non osseux), les cancers du système digestif (œsophage, estomac, intestin grêle, colon-rectum, anus, foie, pancréas et voix biliaires) et les cancers gynécologiques (endomètre, col de l’utérus, ovaires, trompes, vulve et vagin).

En France, pour traiter les personnes atteintes de cancer, les établissements de santé doivent disposer d’une autorisation spécifique délivrée par leur Agence régionale de santé (ARS). Elle définit notamment des seuils d’activité minimale en chirurgie oncologique visant à garantir la qualité et la sécurité des prises en charge en s’appuyant sur un principe reconnu : plus les équipes réalisent d’interventions, plus leur niveau d’expertise et la qualité des soins sont élevés. L’objectif est ainsi de concentrer certaines chirurgies complexes ou rares dans des centres disposant d’une expérience et d’une organisation adaptée. Une réforme des seuils d’activité minimale a été engagée par les décrets et arrêtés du 26 avril 2022 et mise en œuvre progressivement entre 2023 et 2025. Elle est désormais effective avec le renouvellement des autorisations délivrées par les ARS. 

Dans ce contexte, l’Institut Curie présente des volumes d’activité chirurgicale largement supérieurs aux seuils réglementaires, en particulier dans le domaine de la chirurgie oncologique gynécologique concernée par cette réforme. 

 

Chirurgie oncologique gynécologique : deux niveaux d’autorisation

Concernant la chirurgie pelvienne oncologique, deux niveaux d’autorisation sont définis.

  • L’autorisation dite « standard » A5 concernant les chirurgies pour le cancer de l’endomètre, du col de l’utérus, de la vulve et du vagin, impose un seuil minimal d’activité de 20 actes par an.

En Ile de France 38 établissements de santé sont autorisés à pratiquer la chirurgie oncologique gynécologique, dont l’Institut Curie. 

  • L’autorisation de niveau B5 correspond, quant à elle, à une autorisation de chirurgie gynécologique oncologique complexe : 

    • la prise en charge de chirurgies oncologiques multiviscérales touchant l’ensemble de la cavité péritonéale ; 

    • des récidives de cancers gynécologiques ; 

    • des chirurgies en zone irradiée. 

21 établissements disposent d’une mission B5 en Ile de France. L’Institut Curie fait partie de ces centres habilités. L’obtention de cette autorisation requiert la réalisation d’au moins 20 interventions de ce type par an. 

 

En 2025, à l’Institut Curie :

  • 261 chirurgies gynécologiques mention A5/B5 ont été réalisées (124 sur le site de Paris et 137 sur le site de Saint-Cloud) ;

  • Concernant la mention B5, 123 cytoréductions des ovaires (64 sur le site de Paris et 59 sur le site de Saint-Cloud) et 73 autres chirurgies de l’ovaire (42 sur le site de Paris et 31 sur le site de Saint-Cloud) ont été réalisées.

L’Institut Curie, centre de recours pour les demandes d’avis et d’adressage des patients complexes

Par ailleurs, l’Institut Curie se positionne en Ile de France comme structure hospitalière de recours pour les demandes d’avis et d’adressage des patients complexes. Une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) ouverte dite de recours hebdomadaire a été mise en place pour des demandes d’avis et éventuel adressage rapide des patientes :

  • pour un cancer de l’ovaire dans un centre non accrédité ;

  • pour un cancer gynécologique récidivant ou en terrain irradié dans un centre non accrédité ;

  • pour un cancer gynécologique pris en charge dans un centre habilité mais dont la spécificité fait appel à une habilitation propre à l’Institut Curie comme par exemple l’accès aux innovations thérapeutiques, aux essais cliniques. 

Contacts : 

L’objectif est de pouvoir offrir aux patientes une prise en charge optimisée, rapide dès la suspicion diagnostique ou le diagnostic initial ou de récidive. 

Les parcours de soins intègrent la collaboration étroite avec les sites adresseurs afin de pouvoir proposer une prise en charge de proximité aux patientes. Pour fluidifier et faciliter ces échanges, le parcours gynécologie est coordonné par des assistantes médicales dédiées. 

 

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