Actualité - Distinction

L’hétérogénéité des tumeurs : clé de compréhension de la cancérogenèse pour Céline Vallot

Nathalie Boissière
10/03/2020
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Les travaux de recherche de l’équipe de Céline Vallot viennent une nouvelle fois d’être doublement récompensés !
Céline Vallot

Successivement, le conseil scientifique du Comité de Paris de la Ligue contre le cancer et celui de la Fondation Tourre ont remarqué la qualité des recherches fondamentales et retenu une publication scientifique présentant les conséquences d’une meilleure compréhension du rôle de l’hétérogénéité cancéreuse.

L’année commence fort pour la jeune cheffe de l’Equipe dynamique de la plasticité épigénétique dans le cancer, Céline Vallot. D’abord lauréate du prix Olga Sain-Comité de Paris 2019, remis le 18 février 2020, par le président du Comité de Paris de la Ligue contre le cancer, Jean-Loup Arnaud, elle reçoit un mois plus tard une deuxième récompense. Il s’agit cette fois-ci du prix Institut Necker - Fondation Tourre 2019, remis le 19 mars 2020, par le président de la Fondation Tourre, Michel Tourre.

Ces prix récompensent les travaux de mon équipe sur l’hétérogénéité tumorale, explique la biologiste. Avec Kevin Grosselin, en collaboration avec l’ESPCI (membre de PSL) et la société HiFiBiO Therapeutics, nous avons mis au point une approche en cellule unique via une technique de microfluidique applicable à l’épigénétique, qui étudie l’épigénome cellule par cellule au sein des tumeurs.

Puis, un gros travail d’analyse des données très éparses, a permis d’en extraire des informations pertinentes et de répondre aux questionnements des chercheurs.

Nous avons pu montrer que des cellules de tumeurs non traitées avaient l’épigénome de cellules résistantes ! Ceci nous ouvre des perspectives sur le rôle de l’hétérogénéité de la chromatine dans l’évolution des tumeurs 

commente la chercheuse dont l’équipe est rattachée au Département du transfert et à l’Unité mixte de recherche (CNRS UMR3244) du Centre de recherche de l’Institut Curie.

Comprendre comment et pourquoi des cellules tumorales qui n’ont jamais été traitées présentent – déjà – un épigénome « résistant » à un traitement qu’il n’a jamais subi, est un mystère à ce jour qui, s’il est résolu, serait une grande avancée en matière de traitement contre le cancer.

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