Actualité - Immunothérapie

Améliorer la prise en charge du myélome multiple récidivant

Alizée Lacroix
19/11/2018
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L’introduction des médicaments immunomodulateurs (thalidomide, lénalidomide, pomalidomide) et des inhibiteurs du protéasome (bortézomib, carfilzomib) en tant que traitement après une rechute permet d’améliorer les taux de réponse et la survie des patients atteints d’un myélome multiple.
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Cependant, le MM reste incurable et la majorité des patients rechutent et deviennent réfractaires aux traitements disponibles. Il existe actuellement quatre associations approuvées à base de lénalidomide et deux à base d’inhibiteurs du protéasome pour les patients en rechute après une à trois lignes de traitement antérieur. Le choix du traitement en cas de rechute est basé sur l’âge et les comorbidités, l’efficacité et la toxicité des traitements antérieurs, la durée de la rémission antérieure et les circonstances de la rechute. Il est important de disposer d’un traitement efficace pour les patients atteints de MM lors de la première rechute, en particulier si une greffe de cellules souches autologue (GCSA) est envisagée à ce stade.

Cet essai clinique de phase II multicentrique a évalué l’efficacité et l’innocuité du pomalidomide-cyclophosphamide-dexaméthasone (PCD) par voie orale chez des patients atteints de MM lors de la première rechute après un traitement par lénalidomide-bortézomib-dexaméthasone (RVD). Au total, 100 patients ont été inscrits entre avril 2014 et février 2017. L’essai a été mené dans 30 hôpitaux en France.

L’objectif principal était d’évaluer le taux de rémission partielle ou mieux après quatre cycles de PCD chez des patients précédemment traités par RVD, avec ou sans GCSA. Les objectifs secondaires étaient d’évaluer le délai de réponse, la durée de la réponse, l’innocuité de l’association PCD, ainsi que la survie sans progression et la survie globale.

Les résultats montrent que l’association PCD, relativement rentable, était très efficace et sûre en tant que traitement de deuxième intention chez les patients déjà traités par RVD. L’ajout d’un anticorps monoclonal pourrait augmenter son efficacité.

Sources

Auteurs : Laurent Garderet et Frédérique Kuhnowski

INSERM, APHP, Hôpital Saint-Antoine, Sorbonne Université, Institut Curie

Blood : nov. 2018 Pomalidomide, cyclophosphamide, and dexamethasone for relapsed multiple myeloma

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