Distinction

Le Dr Raphaël Rodriguez honoré par la médaille du Sénat

09/03/2026

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Le Dr Raphaël Rodriguez honoré par la médaille du Sénat

Le 18 février, le Dr Raphaël Rodriguez, directeur de recherche CNRS, directeur adjoint d’unité de recherche et chef d’équipe de recherche à l’Institut Curie, a reçu la médaille du Sénat, remise par la Chambre Officielle de Commerce d’Espagne en France (COCEF) et le groupe d’amitié France Espagne du Sénat. Cette distinction salue ses travaux sur le contrôle épigénétique de l’adaptation cellulaire dans le cancer et le développement de nouvelles approches thérapeutiques.

« Cette médaille, je la reçois au nom de l’équipe. C’est un travail collectif, construit sur plusieurs années, avec des collaborateurs engagés et des soutiens fidèles », a réagi le Dr Raphaël Rodriguez à l’issue de la cérémonie.

Le 18 février, dans le grand salon Napoléon du Palais du Luxembourg, la COCEF et le groupe d’amitié France Espagne du Sénat lui ont remis la médaille du Sénat. Chaque année, ces institutions choisissent de mettre à l’honneur un domaine spécifique. Après la gastronomie en 2023 et le sport paralympique en 2024, l’édition 2025 était consacrée à la recherche médicale. Le Dr Raphaël Rodriguez a été distingué pour ses travaux sur les cancers métastasiques.

 

 

Directeur de recherche CNRS, directeur adjoint de l’unité de recherche Chimie biologie des cancers (Inserm U1339 / CNRS UMR3666) et chef de l’équipe Biomédecine au sein de cette unité, à l’Institut Curie, le Dr Raphaël Rodriguez développe une recherche au croisement de la chimie et de la biologie. Ses travaux portent sur les mécanismes qui permettent aux cellules cancéreuses de modifier leur état, de s’adapter et de résister aux traitements.

Son équipe a notamment mis en évidence le rôle du fer et du cuivre dans la régulation épigénétique, c’est-à-dire dans les mécanismes chimiques qui contrôlent l’expression des gènes sans modifier l’ADN. En jouant sur ces équilibres, les cellules tumorales peuvent changer de comportement et devenir plus agressives ou plus résistantes.

Ces recherches ont conduit à la conception d’une nouvelle classe de molécules capables d’induire la ferroptose, une forme de mort cellulaire déclenchée par le fer et caractérisée par l’oxydation des lipides des membranes cellulaires. L’objectif est de cibler des cellules cancéreuses devenues tolérantes aux traitements conventionnels. Ces résultats, publiés en mai 2025 dans la revue Nature, ont suscité un large écho dans la presse nationale, notamment dans Le Monde et L’Express.

 

« Comprendre les mécanismes de l’adaptation cellulaire est essentiel pour proposer des stratégies vraiment nouvelles en cancérologie », a-t-il ajouté.