Distinction

Les Dres Allison Bardin et Sarah Watson distinguées par l'Académie des sciences

06/11/2026

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Les Dres Allison Bardin et Sarah Watson distinguées par l'Académie des sciences

C'est sous la Coupole de l'Institut de France, le 27 octobre 2026, que les Dres Allison Bardin et Sarah Watson ont été récompensées par l'Académie des sciences. Deux distinctions qui mettent à l'honneur leurs travaux, de la compréhension des mécanismes fondamentaux du vivant à l'application de l'intelligence artificielle dans la prise en charge des cancers.

Dre Allison Bardin, médaille de biologie moléculaire et cellulaire, génomique

Comprendre comment les tissus se renouvellent tout en préservant leur équilibre : c'est l'une des questions au cœur des recherches d’Allison Bardin, directrice de recherche au CNRS et cheffe de l'équipe Cellules souches et homéostasie tissulaire (CNRS UMR3215 / Inserm U934 / Sorbonne Université) à l'Institut Curie. 

Avec son équipe, elle étudie les mécanismes qui régulent le fonctionnement des cellules souches, leur multiplication et leur différenciation en cellules spécialisées, ainsi que la préservation de leur génome. En s'appuyant notamment sur la drosophile, un modèle génétique particulièrement adapté à l'étude de ces processus, ses recherches visent à mieux comprendre comment les tissus maintiennent leur équilibre au fil du temps et les facteurs susceptibles de le perturber. Ces connaissances fondamentales sont essentielles pour mieux comprendre les principes et les mécanismes qui régissent le vivant, ainsi que pour éclairer les processus biologiques impliqués dans le vieillissement et certaines maladies, notamment les cancers.

« C'est très particulier pour moi de recevoir une distinction décernée par la communauté scientifique française, par des chercheurs que je considère comme des références dans leur domaine. Ces travaux ont pu voir le jour grâce au soutien de l'Institut Curie et de notre département de Génétique et Biologie du Développement, qui offrent un environnement scientifique exceptionnel, propice aux découvertes », confie Allison Bardin.

 

 

Dre Sarah Watson, prix Léon Alexandre Étancelin

Sarah Watson, oncologue, médecin chercheur et cheffe du département Drug Development and Innovation (D3i), a été distinguée pour ses travaux sur les cancers de primitif inconnu, des cancers rares dont l'organe d'origine ne peut être identifié, compliquant ainsi le choix des traitements. Avec ses collaborateurs, elle a développé un outil d'intelligence artificielle pour faciliter leur diagnostic et améliorer leur prise en charge.
Initialement développé dans un cadre académique, cet outil a ensuite été intégré à une organisation nationale de soins, dont l'évaluation a mis en évidence un bénéfice sur la survie des patients.

« Ce qui me fait particulièrement plaisir, c'est de voir que des travaux peuvent être récompensés non seulement pour leurs avancées scientifiques, mais aussi pour leur application clinique. Nous avons la possibilité de développer des outils qui changent le devenir des patients, et c'est très gratifiant de voir cela reconnu par des chercheurs », confie Sarah Watson.

Ses recherches sur les applications cliniques de l'intelligence artificielle se traduisent notamment par sa participation au projet AGORA, soutenu par l'appel à projets Curie Audace. Fondé sur une approche d'IA multi-agents, il explore de nouvelles pistes pour aider à orienter les traitements des patients atteints de cancers métastatiques en échec des traitements standards et mieux comprendre les mécanismes de résistance.
 

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