Observatoire Institut Curie - Viavoice 2019 : Les inégalités face au cancer

Catherine Goupillon
11/09/2019
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Pour cette 7e édition, l’Observatoire Cancer Institut Curie-Viavoice a étudié la perception des Français sur les inégalités face au cancer en prise directe avec les grandes priorités du 3e Plan Cancer.
observatoire cancer 2019

Les Français ont-ils le sentiment qu’il existe des inégalités face au cancer ? Quel regard portent-ils sur le système de santé ? Pensent-ils que ce dernier garantit et garantira un accès équitable aux soins, particulièrement aux traitements innovants ? Quelles sont les principales sources d’information sur le cancer ? Les Français sont-ils bien informés sur les risques ? Ce sont les questions qui ont été posées dans le cadre de la 7e édition de l’Observatoire Cancer Institut Curie-Viavoice.

Il s’agit à l’évidence d’une préoccupation majeure pour nos concitoyens, qui à 69% estiment qu’il existe des inégalités face au cancer et les attribuent majoritairement aux revenus et au lieu de résidence.

Parmi les constats importants de cette enquête, la nécessité absolue de faire toujours plus de pédagogie, en particulier sur les risques : plus de la moitié des personnes interrogées déclarent ne pas être suffisamment informées et certains facteurs comme l’alimentation ou les risques professionnels restent mal compris.

« Les résultats de l’Observatoire montrent que les inégalités sont un sujet majeur, dont certains aspects sont bien compris de nos concitoyens et d’autres nécessitent encore de la pédagogie (prévention, relation cancer-travail), et font l’objet de revendications légitimes (accès aux soins et parcours de soins). », souligne le Pr Thierry Phillip, Président du directoire de l’Institut Curie.

Une des questions cruciales de l’accès aux soins est celle des critères d’évaluation de la qualité. Pour les Français, le choix d’un établissement de santé en cancérologie se fait d’abord sur la qualité de ses équipements (60%) puis sur l’avis du médecin traitant (49%). L’accessibilité géographique est citée par un peu plus d’un quart des français (27%), probablement ceux qui habitent dans les zones isolées. Le nombre d’actes réalisés et de patients pris en charge ou encore le classement dans les médias ne sont cités que par moins d’un quart des Français, alors que l’on sait que la qualité des soins dépend du nombre d’actes et de l’expérience des équipes.