Département D3i

Et après ?

Emilie Gillet
02/09/2019
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« Même en cas d’échec par rapport à l’objectif initial d’un essai précoce, nous ne sommes jamais complètement perdants, résume le Pr Le Gouill, car nous avons appris des
choses sur la maladie et sur la thérapie testée. »

Après un essai précoce, schématiquement deux options sont possibles : soit on essaie un autre protocole pour affiner ou préciser l’intérêt de cette nouvelle thérapie dans un autre cadre, soit, si les résultats ont été positifs, on passe à un essai de phase III, où la nouvelle stratégie va être comparée au traitement de référence sur plusieurs centaines voire milliers de malades. Puis le chemin sera encore long, jusqu’à l’obtention d’une autorisation de mise sur le marché et enfin la commercialisation d’un nouveau médicament… Mais ce long cheminement de la recherche clinique ne doit pas faire perdre courage aux malades !

Grâce au développement des essais précoces en France, ils sont de plus en plus nombreux à avoir accès à des thérapies innovantes qui pourront s’avérer efficaces et, dans tous les cas, ils contribuent à faire avancer la recherche. C’est aussi un formidable levier pour que des essais de phase III soient ensuite organisés dans notre pays, et qu’il y ait encore plus de patients qui participent à la recherche clinique et bénéficient d’innovations thérapeutiques ! 

souligne Frédérique Nowak, de l’INCa

 

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