Chercheuse

Les coûts d'une haute technicité

Catherine Brun
25/02/2019
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Néanmoins, comme le rappelle Bruno Goud, « la liberté du chercheur est contrainte par le financement de ses travaux ! »

En effet, il n’a fallu que quelques décennies pour faire passer la recherche d’une science artisanale à un domaine de haute technicité qui nécessite des équipements de pointe. L’avènement des techniques de nouvelle génération, automatisées et à haut débit, permet aujourd’hui à un scientifique d’établir la séquence du génome humain en quelques heures.

Autre exemple : les techniques d’imagerie proposent des performances décuplées, comme l’enregistrement en temps réel et en haute définition de phénomènes cellulaires in vivo. Revers de la médaille : le coût de ces équipements a explosé. Et le financement par l’État est loin d’être suffisant pour couvrir le coût croissant de la recherche : « La générosité des donateurs de l’Institut Curie est précieuse car elle représente entre 20 % et 25 % du budget du Centre de recherche de l’Institut Curie, indique Bruno Goud. La générosité du public est donc essentielle à la poursuite de nos travaux. »

24%
Part du budget de recherche de la France consacrée à la recherche fondamentale